D'Alger à Rabat, Arnaud Montebourg, le défenseur du made in France, a parfois bien du mal à savoir raison garder.
Après avoir fugitivement envisagé de démissionner, Arnaud Montebourg s'est rendu le 2 décembre en Algérie, pays où il a des attaches familiales fièrement revendiquées. Après avoir évoqué son grand-père originaire de la région d'Oran et les « sentiments très forts » qu'il lui inspire, le ministre a surtout fait la promotion de la prochaine visite d'État du président François Hollande. Tout à sa volonté de plaire, il s'est laissé aller à des parallèles hasardeux : « Nous avons, a-t-il estimé, des problèmes similaires. Les économies algérienne et française reposent, l'une en tant que productrice, l'autre en tant que consommatrice, sur les hydrocarbures. » Productrice, consommatrice... La nuance est quand même de taille !
Au Maroc voisin, où il est attendu les 12 et 13 décembre dans le cadre d'une « réunion de haut niveau » dirigée par Jean-Marc Ayrault, Montebourg serait bien inspiré de ne pas se montrer moins diplomate. Et d'éviter, par exemple, les charges protectionnistes contre les délocalisations. L'été dernier, le chevalier de Montebourg avait enfourché son plus fier destrier de pourfendeur de la mondialisation pour s'indigner qu'un marché du Syndicat des transports d'Île-de-France ait pu être attribué au centre d'appels « marocain » Webhelp - en fait, une filiale d'un groupe... français. Le marché a depuis été relocalisé. Président de l'association marocaine de la relation client, Youssef Chraïbi souhaite « dépassionner ce débat ». Sa société, Outsourcia, vient de racheter un centre d'appels à Dreux. Et de sauver ainsi des emplois français.
Petroplus
Pour préserver ceux de la raffinerie Petroplus, le ministre du Redressement productif n'avait pas hésité à démarcher directement la Libyan Investment Authority (LIA) - et à le faire savoir. En vain, puisque le fonds souverain a fini par démentir « les informations rapportées par certains médias concernant [son] intention d'acheter une ancienne raffinerie en France ». Aux dernières nouvelles, une entreprise iranienne, Tadbir Energy, serait sur les rangs des repreneurs potentiels.

Tunisie : vers un nouveau report de l'examen du projet de Constitution
RDC : vague d'indignation après l'arrestation d'étudiants congolais à Jalandhar, en Inde
Présidentielle malienne : les principaux candidats en lice







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Un travailleur chinois (d) supervise la construction d'un chantier à Addis-Abeba, en avril 2007
Une affiche montrant le président ghanéen John Atta-Mills et son homologue américain Barack Obama, en juillet 2009 à Accra
Barack Obama en visite au palais présidentiel du Ghana, le 11 juillet 2009 à Accra
Vue d'un terminal à conteneurs du port d'Abidjan
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir, le 26 mai 2013 à Addis Abeba
Un Bushman lors d'un spectacle au Botswana, le 4 août 2012
Le président du Groupe d'éminentes personnalités de l'Union africaine, Kofi Annan, le 10 mai 2013 au Cap en Afrique du Sud
Voiture de la police guinéenne lors d'une manifestation à Conakry, le mai 2013











