Le consul général du royaume à Alep, l'architecte syrien Mohamed Alaeddine Kiyali, 51 ans, a été abattu par des hommes en civil, le 4 décembre, alors qu'il sortait d'un restaurant situé dans la zone de la ville tenue par les forces pro-Assad.
« À une semaine de la réunion, le 12 décembre à Marrakech, du groupe des Amis du peuple syrien, le clan Assad a voulu punir le Maroc. » Ainsi s'exprime une source policière à Rabat au lendemain de l'assassinat, dans la soirée du 4 décembre, du consul général du royaume à Alep. Ce dernier, l'architecte syrien Mohamed Alaeddine Kiyali, 51 ans, a été abattu par des hommes en civil alors qu'il sortait d'un restaurant situé dans la zone tenue par les forces pro-Assad de cette ville que se disputent gouvernementaux et rebelles. À en juger par son message de condoléances adressé le 6 décembre, Mohammed VI n'a aucun doute quant à l'identité des auteurs de cette « agression criminelle abjecte » puisqu'il réitère « le soutien permanent du Maroc au vaillant peuple syrien pour la réalisation de ses aspirations légitimes à la liberté, à la démocratie et à la dignité ». Le royaume, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Damas il y a plus de un an, est particulièrement en pointe sur ce dossier. De son côté, le régime syrien menace de fournir de l'aide, y compris militaire, au... Front Polisario. Reste à savoir comment.

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