Messaoud Ould Boulkheir est en colère. Lui, le président de l'Assemblée nationale, n'a pas pu obtenir de visa pour la France afin de se rendre au chevet du président Mohamed Ould Abdelaziz.
Lorsqu'il a formulé sa demande de visa pour se rendre au chevet du président Mohamed Ould Abdelaziz, le 16 octobre, le consulat de France a exigé la présence de Messaoud Ould Boulkheirau guichet afin qu'il se soumette aux formalités biométriques, conformément à la réglementation Schengen. Les membres du gouvernement, par exemple, se soumettent à cette obligation, qui ne prend d'ailleurs que quelques minutes. Mais Ould Boulkheir l'a vécue comme un « manque de courtoisie ». Appuyé par le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, il a réclamé, en vain, une dérogation. « Il ne la méritait pas, explique-t-on à l'ambassade de France à Nouakchott. Il faut qu'il comprenne qu'il ne peut pas à la fois solliciter une faveur et se permettre de critiquer impunément notre pays et ses représentants. Or c'est devenu son fonds de commerce ! »

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