La Coupe d'Afrique des nations, c'est pour bientôt ! Seize formations sont de la fête. Mais trois ex-grandes équipes et deux stars capricieuses déchantent...
On connaît désormais les seize équipes qualifiées pour la Coupe d'Afrique des nations 2013 (19 janvier-10 février). Aux côtés de l'Afrique du Sud, le pays organisateur, on retrouvera l'Algérie, l'Angola, le Burkina, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, le Ghana, le Mali, le Maroc, le Niger, le Nigeria, la RD Congo, le Togo, la Tunisie et la Zambie. Parmi les grands absents, le Cameroun et l'Égypte, éliminés pour la deuxième fois consécutive, et aussi le Sénégal. Trois équipes qui ne sont plus que l'ombre des brillantes sélections qui trustaient jadis les titres ou portaient haut les couleurs du continent.
La carrière internationale de deux joueurs au destin particulier a peut-être aussi pris fin cette semaine. Celle, d'abord, de Samuel Eto'o, pourtant attendu en sauveur de la nation camerounaise. Après une longue suspension, une bouderie puis un retour négocié par les plus hautes autorités pour disputer le match décisif pour la qualification, le quadruple ballon d'or africain va pouvoir, après l'échec des Lions indomptables, se consacrer entièrement à son club du Daguestan. Qui le rémunère tout de même 20 millions d'euros par an !
Désolant
Celle, ensuite, d'El Hadji Diouf, ex-star des Lions de la Teranga, écarté de sa sélection depuis des mois et suspecté par sa fédération d'avoir fomenté les troubles qui ont marqué la rencontre Sénégal-Côte d'Ivoire du 13 octobre. Une violente réaction des supporteurs présents au stade Léopold-Sédar-Senghor a en effet provoqué l'interruption de la rencontre alors que l'équipe du toujours fringant Didier Drogba, finalement déclarée vainqueur, menait 2-0. Drapeaux brûlés, projectiles fusant depuis les tribunes, supporteurs ivoiriens contraints de se réfugier sur la pelouse pour être protégés : un spectacle désolant (une soixantaine de blessés) et une énième polémique. Réponse de notre roi des dance-floors, dont la taille du cerveau est inversement proportionnelle à celle de son ego : « Je suis dans le coeur des Sénégalais, que je joue ou non. Le stade [Léopold-Sédar-Senghor, NDLR] devrait même porter mon nom, car j'ai réalisé des prouesses qu'aucun autre joueur n'a pu faire... » Sans doute fait-il allusion aux multiples crachats, insultes, bagarres et virées nocturnes arrosées qui émaillent son parcours depuis ses titres de meilleur joueur africain (2001 et 2002). Ce sont surtout les tabloïds qui vont le regretter...

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