Extension Factory Builder
22/10/2012 à 18:17
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
L’ancien président du Conseil italien a été préféré au Ghanéen Ibn Chambas, notamment. L’ancien président du Conseil italien a été préféré au Ghanéen Ibn Chambas, notamment. © Philippe Lopez/AFP

Nommé de façon assez inattendue envoyé spécial pour le Sahel auprès de Ban Ki-moon, Romano Prodi est parvenu à devancer une rude concurrence. Contrairement aux idées reçues, l’Italien n’effectue pas à l’occasion ses premiers pas sur le continent africain.  

Les Ouest-Africains avaient une préférence pour le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas. Les Algériens lui préféraient leur compatriote Saïd Djinnit. Le nom du Gabonais Jean Ping, l'ex-président de la Commission de l'Union africaine (UA), avait même été évoqué... Mais Ban Ki-moon a finalement tranché, le 9 octobre, et fait de Romano Prodi, l'ex-président du Conseil italien, son envoyé spécial pour le Sahel.

Ce choix ne doit rien au hasard. Dans le passé, Ban Ki-moon a déjà confié à Prodi une mission de réflexion sur la prévention des conflits en Afrique. Prodi a dirigé un groupe d'experts de l'UA et de l'ONU qui a rendu un rapport sur le sujet en 2009. Mais sur quels soutiens Prodi a-t-il pu compter ? Le 25 septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Ban Ki-moon a eu un tête-à-tête avec Mario Monti, l'actuel président du Conseil italien. Il a également bénéficié du travail discret de son ami Andrea Riccardi, ministre italien de la Coopération internationale et fondateur de la communauté de Sant'Egidio, très puissante en Afrique. Riccardi s'est entretenu avec Blaise Compaoré, le 1er octobre à Milan, en marge d'un séminaire sur la coopération italienne auquel le président burkinabè était invité. L'affaire était donc en bonne voie. Il ne restait plus qu'à convaincre les autres voisins du Mali - tâche à laquelle Ban Ki-moon s'est attelé en appelant un à un tous les chefs d'État de la région, le 5 octobre. L'Algérie a bien accueilli la proposition. Prodi est une vieille connaissance du président Bouteflika. Dans les années 1990, l'Italien a soutenu les pourparlers de paix initiés par Sant'Egidio en Algérie. Il est aussi à l'origine des accords pétroliers et gaziers qui assurent encore aujourd'hui une bonne partie des approvisionnements italiens.

À 73 ans, ce démocrate de gauche aura fort à faire au Sahel. Traditionnellement hostile à la guerre, il devra composer entre les partisans d'une intervention militaire au Mali et ceux du dialogue. « Il est difficilement influençable, commente un de ses proches. Il va reprendre tout le processus de zéro et essayer de bâtir un consensus. »

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Libye : micmac à Tripoli

Article pr�c�dent :
Maroc : Béchir Reguibi, au nom du frère

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Mali

Mali : marche à Bamako pour soutenir la libération de Ménaka, reprise aux rebelles

Mali : marche à Bamako pour soutenir la libération de Ménaka, reprise aux rebelles

Plusieurs centaines de personnes ont marché samedi à Bamako pour soutenir la libération de Ménaka, ville du nord-est du Mali reprise le 27 avril à la rébellion par un groupe armé pr[...]

Mali : au moins 10 rebelles et 9 militaires tués dans les combats à Léré

Les violents combats qui ont opposé l'armée malienne à des rebelles, mercredi à Léré, dans le centre du pays, ont fait 19 morts et une vingtaine de blessés, selon un bilan[...]

Crise malienne : affrontements meurtriers entre armée et rebelles près de la frontière mauritanienne

Des combats ont opposé mercredi, pour la première fois depuis 2014, rebelles et armée malienne près de la frontière mauritanienne. Quelques heures plus tôt, une attaque surprise[...]

Nord du Mali : deux soldats et un enfant tués dans une attaque à Goundam

Des sources concordantes ont annoncé mercredi la mort de deux membres de la garde nationale malienne et d'un enfant à la suite d'une attaque perpétrée par des hommes armés à Goundam, dans[...]

Mali - Fahad Ag Almahmoud (Gatia) : "Notre occupation de Ménaka n'a pas été préparée"

Le Gatia a repris lundi la ville de Ménaka aux rebelles du MNLA qui la contrôlaient depuis près d'un an. Joint par téléphone, Fahad Ag Almahmoud, le secrétaire général de[...]

Mali : le Gatia prend le contrôle de Ménaka

Le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) - proche du pouvoir malien - a pris lundi le contrôle de Ménaka, dans le nord du Mali, selon l'AFP. Une localité jusqu'ici partiellement[...]

Les mystères de la Corsafrique

Feliciaggi, Tomi, Pasqua, Foccart, Bongo Ondimba, Sassou Nguesso, IBK... Bienvenue en Corsafrique ! Dans son numéro double, "Jeune Afrique" consacre une enquête à l'ascension des Corses en Afrique,[...]

Abdoulaye Diop : "La paix pour le Mali passe par l'accord d'Alger"

Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, revient sur le préaccord d'Alger que la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) refuse toujours de[...]

Mali : quand les mausolées des saints de Tombouctou ressuscitent

Trois ans après la destruction des mausolées de Tombouctou, classés au patrimoine mondial de l'Unesco, la "Ville aux 333 saints" a entamé leur reconstruction. Et renoué avec une[...]

Mali : remue-ménage onusien autour du préaccord de paix

À l'issue de sa réunion consacrée au Mali, le 9 avril, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé les groupes rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA)[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/JA2701p038-041.xml2 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/JA2701p038-041.xml2 from 172.16.0.100