Extension Factory Builder
11/10/2012 à 07:44
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Khalid Alioua est incarcéré depuis le 29 juin. Khalid Alioua est incarcéré depuis le 29 juin. © Abdelhak Senna/AFP

Les socialistes marocains défendent bec et ongles l'ancien ministre Khalid Alioua, accusé de corruption. Un lobbying qui connaît quelques ratés...

Le bureau politique de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) a décidé, fin septembre, de lancer une campagne de lobbying pour la libération de Khalid Alioua, un ancien dirigeant du parti. Porte-parole du gouvernement d'alternance (1998-2000), puis ministre de l'Enseignement supérieur (2002-2004), Alioua, étoile montante de cette formation politique, passait pour le successeur potentiel d'Abderrahmane Youssoufi jusqu'à son échec à la mairie de Casablanca, en 2003. Il avait quitté l'USFP en 2009. L'année suivante, un rapport de la Cour des comptes épinglait sa gestion du Crédit immobilier et hôtelier (CIH), une banque publique marocaine qu'il dirigeait depuis cinq ans.

Le 29 juin dernier, Alioua a été placé en détention provisoire après l'ouverture d'une instruction sur des malversations financières remontant à cette époque. On lui reproche l'octroi de prêts sans contrepartie, la gestion irrégulière d'hôtels, propriétés de la banque, et de s'être accordé des avantages personnels, tels que l'achat de biens immobiliers à bas prix.

Driss Lachgar, tonitruant ténor de l'USFP, a pris la tête d'un comité de soutien qui, depuis le 3 octobre, compte parmi ses membres Hamid Chabat, le nouveau secrétaire général de l'Istiqlal. Les défenseurs d'Alioua réclament sa libération, condition sine qua non selon eux à un jugement équitable.

Diffamation

Les socialistes animent la chronique judiciaire. Abdelhadi Khairat, un député USFP qui a dirigé une commission d'enquête parlementaire sur le CIH, a maladroitement déclaré, lors d'un meeting, que d'autres personnes avaient bénéficié de prêts sans garanties, « dont le "prince rouge", Moulay Hicham, qui a [pris] 4 milliards [de dirhams] sans même déposer de caution ». Refusant les demi-excuses d'Al-Ittihad al-Ichtiraki, le journal officiel du parti, le cousin germain de Mohammed VI a porté plainte pour diffamation.

Coup de théâtre, le 17 septembre, le prince s'est déplacé en personne, sous les flashs des photographes, au tribunal de première d'instance d'Aïn Sebaa. L'audience, reportée deux fois, doit reprendre le 15 octobre. Aux dernières nouvelles, un avocat socialiste négocierait un règlement à l'amiable.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maroc

Maroc : les maraîchers disent 'merci Poutine'

Maroc : les maraîchers disent "merci Poutine"

Depuis que Moscou a décrété un embargo sur les importations en provenance de l'Union européenne, les agriculteurs marocains s'organisent pour profiter de ce marché estimé à [...]

Le Maroc "solidaire" des pays touchés par Ebola au nom de sa politique africaine

Avec la suspension des vols d'Air France vers la Sierra Leone, le Maroc est le dernier pays à desservir de manière régulière les trois principaux pays frappés par l'épidémie[...]

Algérie - Maroc : la déchirure

Tranchées d’un côté, clôture de l’autre. Alors que le fossé entre les deux voisins ne cesse de se creuser, "Jeune Afrique" a enquêté, vingt ans après la[...]

Maroc : Rabat rêve de lumières

Confinée de longue date au statut de ville administrative, la capitale du Maroc se rêve en cité internationale de la culture et du savoir.[...]

Mariage au Maroc : quand la haute fait la noce

Ils font rarement la une des journaux, mais les mariages entre grandes familles sont une tradition bien établie dans le royaume. Une façon de perpétuer richesse, pouvoir et rang social.[...]

Justice : brèche humanitaire entre le Maroc et la France

Selon un responsable du ministère marocain de la Justice, le royaume chérifien s'apprête à transférer en France des détenus français.[...]

Ces magnats africains qui dament le pion aux multinationales

Ils ont mis en place des services, une production et une distribution locale : une poignée d'hommes d'affaires dominent leur marché et partent à la conquête du continent.[...]

Algérie - Maroc : vingt ans après, faut-il rouvrir la frontière commune ?

Vingt ans après sa fermeture, la frontière commune entre le Maroc et l'Algérie n'est toujours pas rouverte. Une situation préjudiciable pour les deux États qui se contentent, pour l'instant, de[...]

Maroc : quand Mohammed VI se fait arrêter par la Guardia civil espagnole

Selon le quotidien espagnol "El Mundo", une patrouille de la Guardia civil espagnole a arrêté, par erreur, le yacht du roi du Maroc le 7 août dernier au large de Ceuta. Une bourde de taille qui n'a[...]

Football : le Mondial des clubs 2014 maintenu au Maroc par la Fifa

Le Mondial des clubs 2014, avec entre autres le Real Madrid vainqueur de la Ligue des champions, pourra se tenir en décembre comme prévu au Maroc, le pays n'étant pas touché par[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex