Extension Factory Builder
24/09/2012 à 15:04
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Manifestation avec portraits de Mao Zedong devant l'ambassade du Japon, à Pékin. Manifestation avec portraits de Mao Zedong devant l'ambassade du Japon, à Pékin. © Alexander F. Yuan/AP/SIPA

Après la nationalisation des îles Senkaku, les manifestations antijaponaises se multiplient en Chine. Mais les deux pays savent qu'ils ne peuvent pas aller trop loin. Enfin, espérons-le !

Des milliers de personnes hurlant des slogans antinippons dans les rues de Pékin... Une usine Panasonic incendiée... Des concessionnaires Honda et Toyota attaqués à Qingdao... Des drapeaux japonais piétinés dans des dizaines de villes chinoises... Jamais depuis le rétablissement des relations diplomatiques, il y a quarante ans, les tensions entre les deux pays n'avaient été aussi fortes.

À l'origine de cette fièvre nationaliste qui a atteint son paroxysme le 18 septembre (date anniversaire de « l'incident de Moukden », qui, en 1931, fut le prélude à l'invasion de la Mandchourie) : l'archipel des Senkaku (Diaoyu pour les Chinois), cinq îlots rocheux revendiqués par la Chine, le Japon et Taiwan. C'est l'annonce par le gouvernement japonais, début septembre, de leur nationalisation qui a mis le feu aux poudres. Or, paradoxalement, cette annonce manifestait plutôt la volonté des autorités de calmer le jeu en empêchant Shintaro Ishihara, l'ultranationaliste gouverneur de Tokyo, de racheter lui-même les îlots.

"L'économie japonaise n'est pas à l'abri de mesures de rétorsion", menace Le Quotidien du peuple

Un affrontement avec les États-Unis ?

Même si les provocations se multiplient depuis l'été, les deux rivaux savent que le moindre dérapage pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Pour le Japon, fragilisé par la crise nucléaire et affaibli par la valse de ses Premiers ministres (pas moins de six en cinq ans), la marge de manoeuvre est étroite. Organe officiel du PC chinois, Le Quotidien du peuple n'y va pas par quatre chemins. « L'économie japonaise, écrit-il, n'est pas immunisée contre les mesures de rétorsion. Ce pays est-il prêt à perdre de nouveau dix ans, voire à reculer de vingt ans ? »

Après avoir attisé l'exaltation nationaliste à la veille de la désignation de sa nouvelle direction, la Chine redoute à présent des débordements incontrôlables susceptibles d'exacerber le mécontentement social.

Et puis elle n'ignore pas qu'en cas d'accrochage majeur sa marine risque de se retrouver face à l'US Navy. En vertu d'un traité bilatéral conclu avec leur allié japonais, les États-Unis sont en effet tenus de défendre militairement les îlots contestés. 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Sur le même sujet
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

International

Algérie : des juges d'instruction français vont enquêter sur l'assassinat d'Hervé Gourdel

Algérie : des juges d'instruction français vont enquêter sur l'assassinat d'Hervé Gourdel

Des juges d'instruction français vont enquêter sur l'enlèvement et l'assassinat d'Hervé Gourdel, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Areva : Luc Oursel pas vraiment parti

Le départ inattendu de Luc Oursel, pour  des raisons thérapeutiques et son remplacement par son numéro deux Philippe Knoche le 22 octobre ne sont, officiellement, que temporaires...[...]

Ebola - Dr Eric Leroy : "L'épidémie continue d'évoluer dans le mauvais sens"

Le Dr Éric Leroy est l'un des plus grand spécialistes du virus Ebola. Selon lui, l'épidémie ne sera pas endiguée avant plusieurs mois. Interview.[...]

Brésil : Dilma Rousseff, surprise du chef

Les sondages la donnaient battue au second tour de la présidentielle par la socialiste Marina Silva. Ils se sont lourdement trompés. Avec 41,6 % des suffrages au premier, Dilma Rousseff est bien [...]

Un Michel peut en cacher un autre

Le nouveau Premier ministre se prénomme Charles et n'a que 38 ans. Mais il a de qui tenir. Louis, son père, est un vieux briscard de la politique locale. Et de la "Belgafrique".[...]

Terrorisme : le Maroc demande à la France de retirer son appel à la vigilance

Pour le ministre marocain de l'Intérieur, Mohamed Hassad, la présence du Maroc dans une liste de 40 pays dans lesquels la France appelle ses ressortissants à une vigilance renforcée "est[...]

Allemagne, la crise d'asthme

Les mauvaises nouvelles se succèdent, l'économie s'essouffle et le spectre de la récession menace. Mais Angela Merkel refuse d'infléchir sa politique. Louable opiniâtreté ou[...]

Algérie : nouveau blocage dans l'enquête sur la mort des moines de Tibhirine ?

Les magistrats français qui se sont rendus en Algérie la semaine dernière n'ont pas pu emporter les prélèvements effectués sur les restes des crânes des sept moines[...]

Migration : quand les Africains ne défendent pas les Africains

En pleine polémique européenne sur l’immigration, Daxe Dabré n’a pas honte de publier le livre "Je suis noir : j'ai honte...". Aiguillon salutaire dans le débat ou ramassis de[...]

Ebola business, commerce macabre autour d'une épidémie

Des boucles d'oreille aux peluches en forme de virus, les produits dérivés à l'effigie d'Ebola se multiplient sur la Toile. Alors que l'épidémie fait rage, avec un bilan de 10 000 cas en Afrique[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers