Sur décision de la justice sud-africaine, l'ancien président malgache ne peut plus quitter Johannesburg, où il vit depuis trois ans. Pretoria lâcherait-il son protégé ?
C'est un nouveau coup dur pour Marc Ravalomanana. Déjà condamné par contumace aux travaux forcés dans son pays, l'ancien président malgache, en exil en Afrique du Sud depuis qu'il a été chassé du pouvoir en mars 2009, est également dans la ligne de mire de la justice sud-africaine.
Le 12 septembre, l'on a appris que les autorités judiciaires lui avaient demandé de ne pas quitter Johannesburg, la ville où il vit avec une partie de sa famille, et de leur remettre son passeport. Un mois plus tôt, la justice avait ouvert une enquête pour crimes contre l'humanité, à la suite de la plainte d'une association malgache visant la tuerie du 7 février 2009, au cours de laquelle des dizaines de manifestants avaient péri sous les balles, devant la présidence. Le voilà donc empêché de se déplacer. Il lui sera difficile désormais de répéter à ses partisans, qui se réunissent régulièrement à Antananarivo, qu'il rentrera bientôt au pays. « C'est une tentative désespérée, malhonnête et malveillante visant à empêcher Marc Ravalomanana de retourner à Madagascar pour se présenter à la prochaine élection présidentielle [prévue en mai 2013, NDLR] », dénonce Me Brian Currin, son avocat.
Agacement
L'offensive juridique des partisans d'Andry Rajoelina, le président de la transition, n'est pas anodine. Jusqu'à présent, l'Afrique du Sud était, avec les États-Unis, l'un des derniers soutiens de poids de Ravalomanana sur le plan diplomatique. « En l'attaquant dans son pays d'accueil, on l'affaiblit », croit savoir un proche de Rajoelina, et ce même si Pretoria rappelle que la justice sud-africaine est indépendante.
De fait, le soutien de l'Afrique du Sud à Ravalomanana a perdu de sa force depuis longtemps. « Depuis deux ans au moins, les autorités montrent des signes d'agacement à son égard, note un diplomate en poste à Tana. Ils aimeraient bien ne plus l'avoir dans les pattes. » Pretoria goûte assez peu ses sorties intempestives dans les médias et à l'adresse de ses partisans à Madagascar, s'irrite de sa volonté farouche de se présenter à la prochaine élection présidentielle, et n'a toujours pas digéré ses tentatives de rentrer au pays sans qu'aucun responsable sud-africain n'en soit averti.

Agadez et Arlit : le Mujao frappe le coeur du dispositif de sécurité nigérien
Niger : un jihadiste retranché "avec des explosifs" dans la caserne militaire d'Agadez
RDC : selon Ban Ki-moon, la brigade d'intervention de l'ONU sera sur pied dans "un à deux mois"







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Photo fournie le 20 janvier 2013 par SITE Intelligence Group de Mokhtar Belmokhtar
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales











