Après l'euphorie des premiers jours, la mission sur Mars du robot Curiosity suscite les critiques aux État-Unis. Certains s'interrogent même sur le bien-fondé de la mission.
Au cours des premières semaines qui ont suivi son arrivée sur Mars, le 6 août, le robot Curiosity a suscité un grand intérêt. La qualité des images transmises et la communication bien rodée de la Nasa n'ont pas laissé aux esprits chagrins le temps de se manifester. Mais l'immobilisation, pendant quelques jours, de la petite merveille technologique - le temps qu'elle teste ses appareils - leur a donné l'occasion d'exprimer leurs doutes sur l'intérêt de cette mission dont le coût s'élève à 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros).
Mauvaises langues ?
L'utilisation de Curiosity pour diffuser sur Mars Reach for the Stars, la dernière chanson de Will.i.am, le leader des Black Eyed Peas, a soulevé quelques interrogations sur le bien-fondé de l'opération. « Une telle somme pour lancer un disque, que d'énergie gâchée ! » a-t-on pu lire dans certaines publications américaines, pour lesquelles les Martiens méritaient mieux. Mais la critique la plus percutante est venue, le 9 septembre, de la très sérieuse revue Nature Geoscience, dans laquelle une étude explique clairement que l'argile visible à la surface de Mars a pu se former sans intervention d'eau liquide. Or c'est justement la présence de celle-ci qui avait décidé les États-Unis à entreprendre cette coûteuse mission. Détail d'autant plus ennuyeux que le périple du robot le conduira dans des zones argileuses. De quoi aiguiser encore les mauvaises langues.

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