Extension Factory Builder
19/09/2012 à 16:28
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
L'ex-golden boy Kwedu Abodoli encourt dix ans de prison. L'ex-golden boy Kwedu Abodoli encourt dix ans de prison. © Lucy Youn/Rex Featur/Sipa

Kwedu Adoboli, jeune trader d'origine ghanéenne, a commis l'une des plus grosses fraudes financières du Royaume-Uni. Son procès vient de commencer.

Son procès, qui a débuté le 10 septembre, sera celui de la plus grosse fraude financière de l'histoire du Royaume-Uni. Kweku Adoboli, 32 ans, ex-trader, est accusé d'avoir fait perdre 2,3 milliards de dollars (environ 1,8 milliard d'euros) à UBS, son ancien employeur.

À l'instar du Français Jérôme Kerviel, dont les opérations aventureuses ont coûté 4,9 milliards d'euros à la Société générale en 2008, Adoboli est le symbole d'un monde de la finance devenu incontrôlable.

Libéré en juin après avoir passé neuf mois en prison, il vit à présent avec un bracelet électronique. C'est à pied, escorté de deux avocats, que le « trader voyou » est arrivé au tribunal de la cour criminelle de Southwark, à Londres. Inculpé pour abus de position et fraudes comptables, il risque dix ans de prison.

Sommes faramineuses

Kweku Adoboli est né en 1980 à Accra. Fils d'un diplomate des Nations unies aujourd'hui à la retraite, il est âgé de 11 ans lorsqu'il arrive au Royaume-Uni. Diplômé en informatique de l'université de Nottingham (Angleterre), il devient trader au sein de la banque suisse UBS en 2006. Son rôle : acheter et vendre des produits financiers complexes. Le golden boy manipule des sommes faramineuses, parfois illégalement. La veille de son arrestation, ses positions non autorisées atteignaient 10 milliards de dollars. En découvrant ces opérations et les pertes qui y sont liées, UBS alerte l'Autorité des services financiers. Le 15 septembre 2011, en pleine nuit, Adoboli est arrêté dans son bureau par la police londonienne. L'action de la banque plonge de 10 %, et Oswald Grübel, son directeur général, est contraint de démissionner dix jours plus tard.

Depuis, UBS - qui n'est pas accusé - assure ses arrières. Quelques jours avant le procès, son nouveau patron, Sergio Ermotti, a publié un mémo affirmant que le groupe avait amélioré ses systèmes de contrôle.

Adoboli, lui, a décidé de plaider non coupable. La stratégie de ses avocats est simple : démontrer que ses supérieurs hiérarchiques étaient bel et bien au courant de ses actes. Ils ont jusqu'au 16 novembre pour tenter de convaincre le jury. 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

AUTRES

RDC : que faisaient des tenues de l'armée dans un fourgon de la Monusco à Goma ?

RDC : que faisaient des tenues de l'armée dans un fourgon de la Monusco à Goma ?

Des tenues de l'armée congolaise ont été retrouvées mercredi dans un fourgon de la Monusco à l'aéroport de Goma, selon plusieurs témoins sur place. Une affaire bien embarrassante[...]

Cameroun : la présidence confirme la libération du prêtre polonais et de 15 autres otages

Dans un communiqué publié mercredi, la présidence camerounaise a confirmé la libération d'au moins 16 otages dont un missionnaire polonais, enlevés ces deux derniers mois par des rebelles [...]

Égypte : 78 adolescents pro-Morsi condamnés à de la prison ferme

Soixante-dix-huit mineurs ont été condamnés mercredi en Égypte à des peines de 2 à 5 ans de prison parce qu'ils avaient manifesté pour réclamer le retour de l'ancien pr&eac[...]

Côte d'Ivoire : pourquoi Renard risque de quitter les Éléphants juste avant la CAN

Approché par Bastia (France, Ligue 1), Hervé Renard, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire n’est plus certain de rester à la tête des Éléphants. À cause, s[...]

Côte d'Ivoire : le FPI valide la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du parti

Le comité de contrôle du Front populaire ivoirien (FPI) a validé mercredi la candidature de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à la présidence du parti, a appris "Jeune Afrique[...]

Mauritanie : le front du refus se dégarnit

Les principaux adversaires du régime ont boycotté le dernier scrutin présidentiel. Atteints par la limite d'âge, ils ne pourront se présenter en 2019. Et, pour le moment, aucun dauphin ne [...]

Carrefour fait son retour en Algérie

 Cinq ans après l'échec d'une précédente implantation, la marque Carrefour fait son retour en Algérie et prépare l'ouverture d'un hypermarché en mars prochain à Alger, l[...]

Cameroun - Togo : le général Germanos de retour ?

Condamné à Paris en 2010 pour détention d'images pédopornographiques, le général français Raymond Germanos a récemment séjourné au Cameroun où il a r[...]

L'Australie en guerre contre l'immigration clandestine

L'Australie ne veut plus accueillir aucun migrant clandestin. Les malheureux interceptés dans l'océan Pacifique seront donc à l'avenir immédiatement transférés au... Cambodge ![...]

Algérie : un des assassins du Français Hervé Gourdel a été tué par l'armée

Le ministre algérien de la Justice a annoncé mercredi qu'un des assassins d'Hervé Gourdel avait été tué dans une opération de l'armée. Le touriste français avait &eacu[...]

Burundi : Mbonimpa, Rufykiri, Nininahazwe... Ces défenseurs des droits humains sous pression

Depuis le retour au Burundi des membres de la société civile qui ont participé, à la mi-novembre, à l'examen de la situation de leur pays par le Comité contre la torture (CAT) à Gen[...]

Burkina Faso : les civils au garde-à-vous ?

Depuis le départ de Blaise Compaoré, le pays, en pleine transition, s'est doté d'un exécutif bicéphale. À la présidence, Michel Kafando le diplomate ; à la primature,[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers