La thèse d'une vengeance perpétrée par une unité mixte de gendarmes et de bérets verts de l'armée de terre, pourrait expliquer le massacre de Diabali, dans la nuit du 8 au 9 septembre.
Check-point de Diabali, près de Ségou ? Le 10 septembre, une mission d'enquête militaire a été dépêchée sur place pour faire la lumière sur la mort des 16 membres (9 Mauritaniens et 7 Maliens) de la confrérie islamique de la Dawa tués dans la nuit du 8 au 9 septembre par des soldats qui, selon nos informations, appartenaient à une unité mixte de gendarmes et de bérets verts de l'armée de terre.
À Bamako, où les autorités affirment ne pas être en mesure d'avancer une explication précise, une source militaire estime que les soldats impliqués dans ce massacre pourraient avoir servi dans le Nord lors de la déroute de l'armée malienne face aux rebelles, au début de l'année. Les unités défaites (gendarmes, militaires et gardes nationaux) ont en effet été redéployées plus au sud. Stationnées à Sévaré (région de Mopti), Sélingué (Sikasso) et Markala (Ségou), elles ont été intégrées à d'autres détachements chargés de sécuriser la zone non occupée. Selon la même source, ces hommes, qui n'ont pas fait leur deuil du massacre d'Aguelhok (19 janvier) imputé aux djihadistes, auraient pu céder à une vengeance aveugle : « En voyant des pantalons retroussés [tenue caractéristique des fondamentalistes, NDLR], il est possible que tout se soit brouillé dans leur tête... »

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