Le cas du général Faustin Munene, actuellement réfugié au Congo-Brazzaville, a été longuement débattu lors d'un dîner en tête à tête entre Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso, le 12 septembre dernier.
Le cas du général Faustin Munene, l'ancien chef d'état-major des Forces armées de la RDC en fuite au Congo-Brazzaville depuis deux ans et condamné par contumace à la prison à vie dans son pays par un tribunal militaire pour « complot contre la sécurité de l'État », a été l'un des principaux sujets abordés par le président Joseph Kabila lors de son dîner en tête à tête avec Denis Sassou Nguesso, dans la résidence de ce dernier, à Oyo, le 12 septembre.
La demande d'extradition de Munene a en effet été réitérée avec insistance par les dirigeants de Kinshasa, il y a deux mois, après l'appel à renverser Kabila par les armes lancé par le général sur les ondes de RFI. Très embarrassées, les autorités de Brazzaville ont aussitôt rappelé Munene de son exil d'Ewala, dans la cuvette ouest, pour le placer sous bonne garde dans une cellule de la DGST, où il se trouve toujours. Ses proches, qui redoutent que les pressions de Kinshasa ne finissent par aboutir, ont saisi la Croix-Rouge internationale et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Le chef de l'État congolais s'est jusqu'ici toujours refusé à envisager l'hypothèse d'une extradition.

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