Extension Factory Builder
12/09/2012 à 18:10
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Bill Clinton accueillant Barack Obama à la convention de Charlotte, le 6 septembre. Bill Clinton accueillant Barack Obama à la convention de Charlotte, le 6 septembre. © Sipa

Une quarantaine de personnalités politiques du continent ont assisté à la convention de Charlotte et à l'investiture officielle de Barack Obama pour la présidentielle de novembre.

« Donner aux dirigeants du monde entier l'occasion de voir de près le processus démocratique américain. » Tel est, pour Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État de Bill Clinton et présidente de l'ONG National Democratic Institute (NDI), le sens de la présence des 350 personnalités étrangères à la convention nationale démocrate organisée du 3 au 6 septembre à Charlotte (Caroline du Nord). Une quarantaine d'entre elles sont venues d'Afrique. « Par souci d'équilibre, nous avons tenu à inviter les représentants des partis au pouvoir ainsi que ceux de l'opposition », s'empresse de préciser Chris Fomunyoh, directeur régional au NDI.

Les Africains conviés à cet événement ont ainsi assisté, le 6 septembre, à l'investiture officielle de Barack Obama comme candidat du Parti démocrate pour la présidentielle du 6 novembre. « On a vu le rêve américain dans toute sa splendeur, raconte Sidya Touré, l'ancien Premier ministre guinéen, présent à la cérémonie. J'ai été ému par le discours de Julian Castro [maire de San Antonio, Texas, NDLR]. Ce jeune leader démocrate d'origine hispanique nous a démontré à travers son dur parcours qu'aux États-Unis chacun, quelle que soit son origine sociale, peut accomplir ses rêves à force de travail et de détermination. »

Modèle américain

À l'instar de Barack Obama en 2004 à Boston, c'est ce Latino de 37 ans qui a prononcé à Charlotte le keynote speech, l'un des discours phares de la convention. « Preuve qu'ici le renouvellement de l'élite du parti est une machinerie permanente, observe Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale de la RD Congo. Nous autres Africains devons nous en inspirer. Encourager davantage, dans nos partis, les débats internes pour favoriser l'émergence de nouvelles figures. »

Un modèle américain également salué par Jaynet Kabila, députée congolaise et soeur du président. « Les échanges ont surtout porté sur l'avenir des États-Unis, et non sur des intérêts particuliers », relève-t-elle. « C'est différent de chez nous, où on se bat parfois comme des chiffonniers », ajoute Sarah Serémé, élue du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir au Burkina Faso.

Si Soumaïla Cissé applaudit lui aussi cette « démonstration d'une démocratie américaine apaisée, sans partisanisme béat », l'ancien ministre malien, dont le nord du pays est contrôlé par des groupes islamistes, estime que la politique africaine des États-Unis constituait le talon d'Achille de cette convention. « Il n'y a pratiquement pas été question de la lutte contre le terrorisme », lâche-t-il. Avec un brin de frustration. 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

International

Football : l'Ivoirien Copa Barry passé du rôle de bouc émissaire à celui de héros de la CAN

Football : l'Ivoirien Copa Barry passé du rôle de bouc émissaire à celui de héros de la CAN

Héros d’une finale qu’il ne devait pas jouer, Boubacar Copa Barry a inscrit le tir au but qui a offert la Coupe d’Afrique des nations 2015 (CAN) à la Côte d’Ivoire face au Ghana en f&eac[...]

Naufrages de migrants en Méditerranée : le silence des dirigeants africains

  Les dirigeants africains se montrent remarquablement silencieux sur les naufrages de migrants en Méditerranée, qui concernent pourtant nombre de leurs citoyens, en particulier dans l'ouest du continent, une[...]

Tomi, IBK, Bongo : des écoutes embarrassantes

Des chefs d’Etat étrangers, qui plus est des amis de la France, écoutés dans le cadre d’investigations judiciaires ? Voilà qui, d’un point de vue diplomatique, et même si[...]

François Durpaire : "La commémoration de la fin de l'esclavage est l'affaire de tous"

François Durpaire est historien, membre du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage.[...]

Birmanie : les nouveaux boat people

Plus d'un million de Rohingyas, musulmans, sont privés de tout droit et confinés dans des camps de déplacés dans des conditions déplorables. Leur seul espoir ? Fuir par la mer. Au[...]

Niger - Putsch de Seyni Kountché : et si la France n'y était pour rien ?

On croyait tout savoir de la chute du président Diori, en 1974. Mais des archives encore confidentielles suggèrent que le putschiste Seyni Kountché a pris tout le monde de court. Y compris Paris.[...]

Barack Obama à Béji Caïd Essebsi : "Les États-Unis croient en la Tunisie"

À l'ocassion de la réception de Béji Caïd Essebsi à la Maison blanche jeudi, le président amréicain Barack Obama a annoncé son intention d'accorder à la Tunisie le[...]

"Princess of North Sudan" : Disney accusé de glorifier le colonialisme

Le prochain Disney, encore dans les cartons, s'appuie sur l'histoire vraie d'un Américain venu planter l'étendard familial dans le nord du Soudan pour faire de sa fille une "princesse"... Au mépris[...]

Attentat du Bardo en Tunisie : doutes sur l'implication du suspect marocain arrêté en Italie

Un nouveau suspect a été appréhendé mercredi à Gaggiano, en Italie, dans le cadre de l'affaire de l’attentat du Bardo. Mais les premiers éléments laissent à penser[...]

Chine-Taïwan : nuages noirs sur le détroit

À huit mois d'une élection présidentielle à haut risque, la poignée de main très médiatisée entre Xi Jinping et Eric Chu Li-luan ne doit pas faire illusion :[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers