Sami Trabelsi : "La progression du football tunisien passe par l'exil de nos joueurs en Europe."
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Le sélectionneur national de la Tunisie, Sami Trabelsi, revient sur les performances du football tunisien à l'échelle continentale. Et livre la clé de ses succès futurs.
Jeune Afrique : La sélection nationale obtient des résultats prometteurs, et les clubs restent très performants sur la scène continentale. Le football tunisien a plutôt bien géré les derniers bouleversements...
Sami Trabelsi : Cela prouve qu'il a des bases assez solides. Un effort de formation a débuté il y a cinq ou six ans, avec de nouvelles méthodes de travail. Les clubs professionnels disposent de leurs propres centres, et les académies privées se sont développées. Quelques jeunes talents en sortent - pas assez selon moi -, et, parallèlement, il y a toute une génération de jeunes entraîneurs, comme Maher Kanzari [à Bizerte, NDLR] ou Nabil Kouki [à Sfax], qui font du bon travail.
Huit des vingt-deux joueurs retenus pour affronter l'Iran le 15 août évoluent en Tunisie...
Oui, mais la progression du football tunisien passe par l'exil de nos joueurs en Europe. Notre championnat est d'un niveau moyen. J'encourage nos footballeurs à franchir un cap. Parallèlement, la direction technique nationale a mis en place une cellule de détection, afin de dénicher en Europe des joueurs d'origine tunisienne. Nous avons déjà attiré Ben Hatira, né en Allemagne, ou Saihi, né en France. On vise Saphir Taïder, qui joue à Bologne [Italie], ou Wahbi Khazri [Bastia, France]. On discute avec eux. La sélection est attractive, car elle a des résultats, des objectifs, et elle est bien organisée.
Quand vous voyez Youssef Msakni (Espérance de Tunis) partir au Qatar, estimez-vous qu'il a fait le bon choix ?
Les championnats du Golfe ne sont pas si faibles qu'on le dit. Celui du Qatar est sans doute meilleur que le nôtre. J'aurais préféré qu'il aille en Europe. S'il travaille bien au Qatar, cela peut représenter un bon tremplin pour lui. Et avec le salaire qu'il va toucher et le montant du transfert, l'opération avait de fortes chances de se faire.
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Propos recueillis par Alexis Billebault

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