Extension Factory Builder
05/09/2012 à 11:28
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des mineurs de Marikana fêtent leur libération, le 3 septembre 2012 à Ga-Rankuwa. Des mineurs de Marikana fêtent leur libération, le 3 septembre 2012 à Ga-Rankuwa. © Cynthia R Matonhodze/AFP

Exploité par ses opposants, le drame de Marikana complique sérieusement la donne politique pour le président Jacob Zuma.

Les mineurs de Marikana - dont la grève n'est toujours pas terminée - n'avaient jamais vu les grandes figures politiques sud-africaines d'aussi près. Mais depuis la tragédie qui les a frappés le 16 août, quand 34 d'entre eux sont tombés sous les balles de la police, chacun a bien compris qu'il se jouait, avec leur grève contre la direction de l'entreprise britannique Lonmin, un épisode clé pour l'avenir du pays. Qui plus est à quatre mois de la conférence du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), à Mangaung - c'est là que le parti dira s'il souhaite reconduire Jacob Zuma à sa tête (et du même coup au sommet de l'État).

Comme souvent, le premier à se saisir de la tragédie fut le très radical Julius Malema, chantre de la nationalisation des mines sud-africaines et ancien chef de la Ligue de jeunesse de l'ANC devenu opposant féroce à Zuma. S'affichant aux côtés des mineurs furieux, deux jours après le drame, il a accusé le président d'avoir donné l'ordre d'utiliser la force.

Le 16 août, la police ouvre le feu et tue 34 mineurs à Marikana.

Le 16 août, la police ouvre le feu et tue 34 mineurs à Marikana.

© Sipa

Grand rival

La ficelle a beau être grosse, Zuma (qui était au Mozambique au moment des faits) a eu le plus grand mal à renouer avec les mineurs, qu'il a rencontrés le 22 août. « [Malema] est venu. Il nous a écoutés. Il nous soutient », lui a lancé Xolani, un des leaders grévistes. L'Union de l'association des mineurs et du bâtiment (AMCU), le petit syndicat agressif qui mène la contestation, exigeait un triplement des salaires les plus faibles pour atteindre 12 500 rands par mois (1 200 euros). Face à ce mot d'ordre, l'Union nationale des mineurs (NUM), son grand rival affilié à la centrale syndicale Cosatu, alliée historique de l'ANC, semble avoir perdu le contrôle de la situation.

À Mangaung, Jacob Zuma aura pourtant besoin du soutien de la Cosatu, qui avait tant contribué à son accession au pouvoir en 2007. Mais à l'époque, c'est elle qui menait la contestation contre son prédécesseur.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Afrique du sud

Procès Pistorius : fin du contre-interrogatoire musclé du procureur

Procès Pistorius : fin du contre-interrogatoire musclé du procureur

Le contre-interrogatoire de l'accusation, débuté le 9 avril, a pris fin mardi par une certitude du procureur sud-africain Gerrie Nel : Oscar Pistorius a tué délibérément sa compagne, apr&e[...]

Afrique du Sud : Pistorius, entre contradictions et omissions

Suspendu tout le weekend, le contre-interrogatoire musclé d'Oscar Pistorius par le procureur Gerrie Nel a repris lundi au tribunal de Pretoria. Un nouveau round de questions auxquelles l'athlète accusé du[...]

Afrique du Sud : ANC et opposition en viennent à nouveau aux mains avant les élections

Des sympathisants de l'ANC au pouvoir et du premier parti d'opposition sud-africain, l'Alliance démocratique (DA), en sont à nouveau venus aux mains, samedi à Soweto, à moins d'un mois des [...]

Procès Pistorius : "Vous saviez qui était derrière la porte", affirme le procureur

Le procureur Gerrie Nel a accusé vendredi Oscar Pistorius d'avoir délibérément assassiné sa petite amie Reeva Steenkamp le 14 février 2013, ne croyant pas un mot de sa version des faits,[...]

Afrique du Sud : Pistorius a tué délibérément sa compagne, selon le procureur

Lors de son contre-interrogatoire, le procureur Gerrie Nel a remis en cause vendredi la version des faits d'Oscar Pistorius, accusant le champion paralympique sud-africain d'avoir délibérément[...]

Procès pistorius : le procureur Nel dépeint un être égoïste

Au deuxième jour de son contre-interrogatoire, Oscar Pistorius a dû faire face au procureur Gerrie Nel. Ce dernier a dépeint, jeudi, l'ancien champion paralympique comme un être égoïste[...]

Sommet UE-Afrique : ils ont soutenu Grace Mugabe et ne sont pas venus

En réponse au refus des autorités belges de délivrer un visa à Grace Mugabe, quatre chef d'État d'Afrique australe n'ont pas fait le déplacement à Bruxelles pour le sommet[...]

Sommet UE - Afrique : l'important, c'est d'y participer !

Accords de partenariat économique, compétence de la CPI, droits des homosexuels... Africains et Européens ne sont pas d'accord sur tout, loin s'en faut. Mais ils se sont parlés avec franchise.[...]

Procès Pistorius : l'accusé maintient sa version mais admet avoir "fait une erreur"

Oscar Pistorius a maintenu, mercredi, sa version des faits, en niant avoir tué sciemment sa petite amie, Reeva Steenkamp. L'ex-athlète sud-africain a cependant admis avoir "fait une erreur".[...]

Procès Pistorius : l'accusé se décrit comme amoureux, bon chrétien et tueur par méprise

Un homme amoureux, imaginant l'avenir avec sa compagne. C'est la description qu'a faite de lui-même Oscar Pistorius mardi, au deuxième jour de sa déposition devant le tribunal de Pretoria. Pour l'ancien [...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers