Les services de renseignements auraient été informés des attaques en préparation en Côte d'Ivoire avant même que le camp d'Akouédo ne soit pris pour cible, le 5 août... Mais la menace n'a pas été prise au sérieux.
Une tentative de coup d'État, rien que ça... Selon un rapport des services de renseignements ivoiriens daté du 2 août et dont Jeune Afrique a obtenu copie, les attaques des dernières semaines visaient à créer un soulèvement militaire et populaire pour déstabiliser, voire renverser, le président Alassane Ouattara.
Les concepteurs de cette opération Araignée seraient les commandants Kacou Brou et Abehi, les colonels Gouanou et Dadi Tohourou, les commissaires Loba et Gnahoua, dit Kabila. En exil au Ghana, certains de ces militaires pro-Gbagbo étaient déjà les concepteurs de l'opération Faucon rouge (voir J.A. no 2685). Le document identifie plusieurs villes cibles : Abidjan bien sûr, mais aussi Sikensi, Agboville, Adiaké, Abengourou, Niablé, Tabou, San Pedro, Aboisso, Bonoua. L'objectif, à en croire les renseignements ivoiriens, aurait été d'en prendre le contrôle et de tenir les positions pendant quarante-huit heures, de créer une psychose généralisée en faisant le maximum de dégâts, de créer des bases arrière et d'attiser les conflits intercommunautaires en attaquant les campements de Baoulés, de Nordistes et de Burkinabè.
Sous les balles
Parmi les putschistes supposés figureraient plusieurs anciens éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS, forces armées sous Laurent Gbagbo), des leaders estudiantins, des jeunes patriotes, de jeunes combattants originaires des régions favorables à Laurent Gbagbo (des Guérés, des Kroumens, des Attiés, des Abourés et des Adjoukrous), ainsi que des mercenaires libériens et nigérians.
Les renseignements mentionnent également des hommes autrefois proches d'Ibrahim Coulibaly (dit IB, tombé en avril 2011 sous les balles des forces fidèles à Ouattara), ainsi que des membres des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) déçus d'avoir été démobilisés.
Outre les cibles militaires, les assaillants auraient prévu de s'en prendre à la Radio Télévision ivoirienne, à la centrale thermique d'Azito, à l'aéroport d'Abidjan, aux ports de San Pedro et d'Abidjan... Le président de la République, le Premier ministre et « les ministres les plus zélés » auraient également été visés. Le début de l'offensive généralisée était programmé pour le 7 août, date de la fête de l'indépendance, et en cas de succès de l'opération, c'est un conseil militaire, présidé par le colonel Gouanou ou le commandant Abehi, en fonction des résultats obtenus sur le terrain, qui aurait conduit une période de transition militaire.

Dlamini-Zuma place le sommet des 50 ans de l'UA sous le signe du "panafricanisme"
Algérie : Bouteflika et les autres patients africains du Val-de-Grâce
RDC : arrivée de Ban Ki-moon en pleine reprise des combats au Kivu







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le responsable aux relations extérieures du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), le 9 juin 2012 à Ougadougou
L'entraîneur du Mali Patrice Carteron, lors d'une conférence de presse pendant la CAN, le 8 février 2013 à Port Elizabeth
Un homme court sous la pluie, le 27 novembre 2007 Ã Astawali dans la banlieue ouest d'Alger
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Ban Ki-moon (g) en compagnie du président congolais Joseph Kabila (c) et du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, à Kinshsa, le 22 mai 2013
Jean-François Delfraissy, directeur général de l'Agence national de recherche sur le sida, le 24 septembre 2009 à Paris
Des chercheurs réunis, le 21 mai 2013 à l'Institut Pasteur de Paris, pour les 30 ans de la découverte du VIH











