Extension Factory Builder
30/08/2012 à 14:33
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le gouvernement d'union nationale malien a été formé le 20 août. Le gouvernement d'union nationale malien a été formé le 20 août. © Emmanuel Daou Bakary

Tiéman Coulibaly, le nouveau chef de la diplomatie malienne, est un communicant. Un atout pour convaincre les pays voisins d'aider à la reconquête du Nord.

Sa nomination à la tête de la diplomatie malienne, le 20 août, Tièman Coulibaly (45 ans) la doit en partie à son arrestation par la junte qui, le 22 mars, a renversé Amadou Toumani Touré. C'était en avril, et cette détention de deux jours lui a donné une nouvelle aura. Vice-président du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR, coalition antiputsch), le président de l'Union pour la démocratie et le développement (UDD) a aussi bénéficié de la volonté de former un gouvernement d'union nationale ne laissant presque aucun parti sans portefeuille. Enfin, sa proximité avec le président de transition Dioncounda Traoré a dû jouer. Avant le 22 mars, Tièman Coulibaly faisait partie de son équipe de campagne dans la course à la présidentielle.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a d'autres atouts. Parmi ceux-ci, son sens du compromis. Ainsi, après son arrestation, il a vite mis cet incident sur le compte du désordre qui régnait alors à Bamako, puis a accepté le putschiste Amadou Haya Sanogo comme président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité. *

Expérience internationale

Selon un proche, Tièman Coulibaly est « un homme attentif, qui sait comment se faire comprendre ». Et pour cause : il a suivi des études de communication à l'université Jean-Monnet, à Saint-Étienne (France). À la fois homme politique et homme d'affaires, il a fondé un réseau d'agences de communication, Stellis, implantées au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Son expérience comme vice-président chargé des relations internationales du Conseil national du patronat du Mali est un autre avantage.

Sa priorité désormais ? « La reconquête et la libération du Nord des forces de l'obscurantisme qui l'occupent actuellement », a-t-il annoncé. Et ce dans le cadre d'une « doctrine cohérente » et d'une « action collective avec les voisins immédiats », explique le diplomate, avant que son côté communicant ne refasse surface : « Le Mali vit un moment de flottement. Mais les autres nations ne doivent pas garder seulement cette image du pays. »

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Mali

Mali : les cinq humanitaires capturés en février ont été libérés par l'armée française

Mali : les cinq humanitaires capturés en février ont été libérés par l'armée française

Les cinq humanitaires maliens, dont quatre employés du Comité international de la Croix-Rouge au Mali, capturés le 8 février ont été libérés jeudi par l'armée fran&cce[...]

Carte interactive : voyagez en Afrique sans visa !

En vertu d'accords bilatéraux ou dans le cadre d'organisations sous-régionales, plusieurs pays africains ont supprimé l'obligation de visa d'entrée sur leurs territoires. Grâce à une carte[...]

Mali : IBK au Sénégal, les raisons d'une visite

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a fait une visite d'État au Sénégal, du 13 au 16 avril. Retour sur les raisons de cette visite.[...]

Mali - France : le ton monte

Les rapports entre le Mali et la France sont exécrables depuis plusieurs mois. Plus récemment, l'"affaire" Tomi et, surtout, la situation à Kidal n'arrangent rien.[...]

Terrorisme - Iyad Ag Ghaly : arrête-moi si tu l'oses !

Recherché pour terrorisme par le monde entier, le chef touareg Iyad Ag Ghaly semble pourtant poursuivi avec bien peu d'ardeur. Et pour cause : il reste un acteur essentiel dans la région.[...]

Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar retiré en Libye ?

Selon le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la présence en Libye de Mokhtar Belmokhtar serait une menace pour la paix. Le jihadiste algérien et ses hommes avaient occupé pendant[...]

Jean-Yves Le Drian : "IBK doit négocier, Samba-Panza aussi"

Mali, Centrafrique, Libye... Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, reconduit à son poste le 2 avril, est sur tous les fronts africains. Entretien avec un Breton sans états[...]

Mali : un nouveau gouvernement pour relancer la réconciliation

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé les membres du gouvernement dirigé par le nouveau Premier ministre Moussa Mara, une équipe resserrée dont l'une des principales[...]

Journalistes de RFI assassinés au Mali : des juges français vont enquêter

Des juges d'instruction parisiens vont enquêter sur l'assassinat au Mali fin 2013 des deux journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Mali : le nouveau gouvernement formé, le ministre de la Réconciliation remplacé

Le nouveau Premier ministre du Mali, Moussa Mara, a formé son gouvernement, dans lequel ne figure plus le ministre sortant de la Réconciliation, remplacé par l'ex-chef de la diplomatie, selon un[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers