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21/08/2012 à 09:55
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El Commandante lors du conseil des ministres le 1er août, quelques semaines après son opération. El Commandante lors du conseil des ministres le 1er août, quelques semaines après son opération. © Reuters

Hugo Chávez multiplie les obstacles pour dissuader la diaspora, qui lui est globalement hostile, de participer à la présidentielle du 7 octobre.

Un peu plus de 100 000 Véné­zuéliens vivant à l'étranger sont inscrits sur les listes électorales en vue de la présidentielle du 7 octobre. C'est plus que pour les législatives de 2010 (43 000), mais bien peu eu égard au nombre total des exilés : 1,2 million. « Nous avons mené une grande campagne pour inciter la diaspora à exercer son droit de vote, assure l'analyste Tony de Viveiros, qui travaille pour l'association Venezolanos por el mundo. Mais beaucoup se sont heurtés à de grandes difficultés. »

Au Canada, il a fallu de vives protestations pour que le consulat de Vancouver se décide à ouvrir les registres électoraux, ce qu'il n'a fait que le 31 mars, alors les inscriptions se sont closes le 15 avril. En Australie, beaucoup de Vénézuéliens vivent à Sydney, alors que l'ambassade se trouve à Canberra. À Miami, en Floride, 20 000 étaient inscrits sur les listes (c'est la plus grande circonscription de l'étranger), mais le consulat a été fermé le 13 janvier après l'expulsion par les autorités américaines de la consule Livia Acosta, accusée d'espionnage. Pour voter, ils devront se rendre à La Nouvelle-Orléans ou à Washington, à plus de 1 000 km de là. Le coût du voyage est, pour beaucoup, dissuasif.

Favorable à l'opposition

L'enjeu de la présidentielle explique en partie ces difficultés. « Le gouvernement sait bien que les exilés votent majoritairement pour l'opposition. Alors il fait tout pour les empêcher de s'exprimer », confirme Viveiros. Hugo Chávez peut s'inquiéter. D'abord parce que sa santé reste chancelante. Ensuite parce que, s'il reste en tête dans les sondages (entre 45 % et 49 % des intentions de vote), il est désormais presque talonné par l'opposant Henrique Capriles (entre 38 % et 46 %).

Ce dernier a juré qu'il ferait tout pour favoriser le retour des exilés, mais, quel que soit le verdict des urnes, les intéressés manquent d'enthousiasme. Selon un sondage de 2011, 95 % de ceux qui vivent aux États-Unis n'ont aucune intention de rentrer. « La situation économique et sociale est très grave, explique Viveiros. Les raisons qui les avaient incités à partir n'ont pas disparu. »

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