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17/08/2012 à 15:53
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'Mural on Indian Red Ground' de Jackson Pollock, à Téhéran. "Mural on Indian Red Ground" de Jackson Pollock, à Téhéran. © AFP

Avant son départ d'Iran, l'impératrice Farah Pahlavi avait rassemblé des pièces maîtresses de l'art contemporain. Elles étaient récemment présentées à l'exposition "Pop Art & Op Art" organisée à Téhéran.

Avant l'avènement de la République islamique et son départ d'Iran en 1979, l'impératrice Farah Pahlavi avait acheté un grand nombre d'oeuvres pour les exposer au musée d'Art contemporain de Téhéran, qu'elle avait fondé en 1977 et fait construire par son cousin, l'architecte Kamran Diba. Acquise grâce à l'argent du pétrole, cette collection estimée à 2,5 milliards de dollars (2 milliards d'euros) est la plus importante au monde après celles des grands musées occidentaux. Elle inclut des oeuvres de Picasso, Degas, Van Gogh, Munch, Chagall, Bacon et l'une des pièces maîtresses de Jackson Pollock, d'une valeur de 250 millions de dollars.

Depuis trente ans, la plupart de ces chefs-d'oeuvre dormaient dans les sous-sols du musée, censurés par les autorités car considérés comme anti-islamiques, pornographiques ou faisant l'apologie de l'homosexualité. Aujourd'hui, des toiles de Warhol, Hockney, Lichtenstein, Vasarely... sont dévoilées pour la première fois au public, dans le cadre d'une exposition intitulée « Pop Art & Op Art », qui devait s'achever le 16 août.

Dans une interview au Guardian, le 1er août, la veuve du chah raconte combien elle a eu « peur que ces oeuvres ne soient détruites par les révolutionnaires ». Heureusement, l'équipe du musée les a soigneusement conservées. Sous le mandat du président réformateur Mohamed Khatami, la censure artistique avait été assouplie. En 2005, certains tableaux avaient été exposés, au grand dam des durs du régime.

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