Selon ses avocats, Jean-Pierre Bemba a confiance dans sa ligne de défense devant la CPI. Laquelle s'appuie sur les témoignages d'une soixantaine de personnes.
Ouvert en novembre 2010, le procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI) a repris le 14 août à La Haye. Poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, l'ancien vice-président congolais a prévu de présenter une soixantaine de témoins. La ligne de défense de ses avocats : démontrer que leur client, qui se trouvait en RDC et en Afrique du Sud au moment des faits, n'a exercé aucun commandement militaire sur les hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC) envoyés en Centrafrique à la demande de l'ancien président Ange-Félix Patassé et de l'Union africaine. « Nous ne contestons pas les violences commises par les différents protagonistes de cette guerre civile, mais la responsabilité pénale de Bemba ne peut être engagée », explique l'un de ses collaborateurs. À l'en croire, celui-ci serait « très optimiste ». Les audiences pourraient se prolonger jusqu'en mars 2013.

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