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23/07/2012 à 15h:39
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La jeune cavalière saoudienne Dalma Rushdi Malhas, 20 ans, n'a pas pu se qualifier. La jeune cavalière saoudienne Dalma Rushdi Malhas, 20 ans, n'a pas pu se qualifier. © AFP

À quelques jours de l'ouverture des Jeux olympiques de Londres, le royaume wahhabite d'Arabie saoudite est désormais le seul pays dont la délégation ne comptera aucune femme.

L'Arabie saoudite n'est pas précisément un modèle d'émancipation du beau sexe. Sur le plan sportif, elle fait même désormais figure d'exception depuis que le Qatar et le sultanat de Brunei, à la demande du Comité international olympique (CIO), ont accepté d'envoyer des femmes aux Jeux de Londres (27 juillet-12 août).

En mars, pour contourner l'intransigeance de Riyad, le CIO a décidé d'inviter la jeune cavalière Dalma Rushdi Malhas, 20 ans, une Saoudienne née aux États-Unis, à participer aux épreuves d'équitation pour représenter le royaume. Si ce dernier acceptait l'invitation, il se voyait en retour accordé le droit d'aligner une délégation cent pour cent masculine dans la discipline. Portée par une (petite) volonté d'ouverture du roi Abdallah, l'Arabie saoudite a fait savoir dans un premier temps qu'elle « ne s'y opposait pas », avant que le Comité olympique saoudien annonce, à la mi-juin, que le royaume n'enverrait aucune athlète féminine aux Jeux. Décision infirmée le 24 juin par son ambassade à Londres, qui a indiqué que Riyad allait autoriser pour la première fois des athlètes féminines à participer aux JO. Sauf que, deux jours plus tard, la Fédération équestre internationale (FEI) annonçait que, à cause d'une blessure de sa monture, Dalma Rushdi Malhas avait finalement échoué à se qualifier pour Londres. Retour, ou presque, à la case départ.

Incertitudes

Alors que le compte à rebours touche à sa fin, « le CIO est en train d'examiner, selon Ingmar De Vos, secrétaire général de la FEI, le cas d'un certain nombre d'athlètes saoudiennes dans d'autres disciplines ». Viendront, viendront pas, les paris sont ouverts.

On peut en tout cas s'étonner face à de telles tergiversations alors que le règlement des JO dispose que « toute forme de discrimination fondée sur des considérations de sexe ou autres est incompatible avec l'appartenance au mouvement olympique ». Même le Soudan, l'Iran ou encore le Pakistan ont assoupli les règles en matière de pratique sportive féminine. En totale adéquation avec les principes de l'islam.

Un règlement que les Saoudiens ont jusqu'à présent ostensiblement foulé aux pieds sans jamais encourir la moindre sanction, alors que l'Afrique du Sud avait été tenue éloignée des JO aussi longtemps qu'a sévi l'apartheid.

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