Les entretiens entre officiels français et congolais, entre ces derniers et les représentants de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), se multuplient à l'approche du Sommet de la francophonie prévu à Kinshasa du 12 au 14 octobre. Objet des discussions : la participation de François Hollande et la possibilité de délocaliser le sommet.
François Hollande doit recevoir Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), le 9 juillet à l'Élysée. L'entretien portera essentiellement sur le Sommet de la francophonie prévu à Kinshasa du 12 au 14 octobre. Raymond Tshibanda, le ministre congolais des Affaires étrangères, a lui aussi rencontré Diouf, le 27 juin à Paris. Ce dernier a insisté sur la nécessité pour la RDC de faire des progrès en matière de transparence électorale, d'État de droit et de respect des libertés. Quant à Bernard Valcourt, le ministre canadien de la Francophonie, il a fait un crochet par Paris, les 27 et 28 juin, après un séjour à Kinshasa. Au programme : un entretien avec Diouf et avec Yamina Benguigui, son homologue française. L'objet de ces conciliabules ? « Décider si le sommet aura bien lieu à Kinshasa, et quand ; et statuer sur l'éventuelle participation de Hollande », explique une source proche du dossier. Si Kinshasa se montre optimiste, Paris et l'OIF restent prudents. Élément de poids dans la balance : si le sommet devait être reporté, déplacé ou se tenir en l'absence de François Hollande, « ce serait très mal perçu dans toute l'Afrique centrale », explique un diplomate. Et Kinshasa aurait alors toute latitude pour se jeter dans les bras sud-africains et chinois.

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