Bill Clinton est l'ami des stars et l'ancien président ne ménage pas ses efforts afin de collecter des fonds pour la campagne de Barack Obama. Un soutien à double tranchant !
À 65 ans, Bill Clinton remonte sur scène et joue les chauffeurs de salle pour Barack Obama. Objectif : faire affluer l'argent dans les caisses du candidat démocrate. Le 4 juin, Bill a ainsi chaperonné Barack lors d'un grand raout new-yorkais. Dîner chez le milliardaire Marc Lasry, à 40 000 dollars le couvert. Gala au Waldorf Astoria, où 500 invités ont applaudi le hard-rockeur Jon Bon Jovi pour 2 500 dollars. Enfin, Barack on Broadway, un concert à 250 dollars la place en présence de 1 700 spectateurs et d'une pléiade de stars. Les recettes de cette quête devraient dépasser 3,6 millions de dollars. Et un tirage au sort permettant à trois heureux élus de rencontrer les deux compères en tête à tête pourrait doubler la mise.
Du temps où il était candidat, Clinton excellait dans cet exercice. À ceci près qu'en 1992 sa campagne présidentielle avait coûté 61 millions de dollars, une somme inférieure à celle dépensée le 7 juin lors de l'élection du gouverneur de l'État du Wisconsin ! Ce qui n'a pas changé, c'est l'aisance avec laquelle l'ex-président charme son auditoire. Vantant le « bon bilan » d'Obama dans un « contexte très difficile », il a éreinté Mitt Romney, son adversaire, estimant que, s'il venait à être élu, sa politique « serait calamiteuse pour les États-Unis et pour le monde ». « Qui aurait imaginé que les républicains, dont le fonds de commerce a été pendant des décennies de se moquer de la "vieille Europe", finiraient par adopter sa politique économique ? a ironisé Clinton. Faisons la politique de la zone euro. Ils ont un taux de chômage de 11 %. On peut y arriver si on essaie vraiment ! »
Désinvolte
L'ennui, c'est que Bill est aussi le roi de la gaffe. En 2008, quand Hillary disputait l'investiture démocrate à Obama, il avait trébuché à plusieurs reprises en voulant prêter main-forte à son épouse. Comme d'habitude, son soutien est à double tranchant, note le Financial Times. Bavard et désinvolte, il a commis deux impairs. D'abord, en estimant que Romney s'est forgé une « solide expérience d'homme d'affaires », alors que les démocrates s'escriment à démontrer le contraire. Ensuite, en déclarant qu'il faut généraliser les baisses d'impôts décidées sous l'ère Bush, au moment où la croissance s'essouffle.
Certains louent son franc-parler, d'autres mettent ces couacs sur le compte d'une santé déclinante. Depuis son quadruple pontage cardiaque, l'ancien président paraît moins fringant. Encore que... Lors d'un gala au casino de Monte-Carlo, en mai, il a posé auprès de deux stars du porno, le visage épanoui entre leurs poitrines siliconées. Sacré farceur !

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