L'ancien ministre centrafricain des Finances et du Budget a réagi après la publication d'un article de "Jeune Afrique" le concernant. Explications de l'intéressé.
Il se taisait depuis son limogeage-choc, le 1er juin. Mais un article le concernant paru dans le no 2683 de Jeune Afrique l'a fait sortir de son silence. Lors d'un entretien téléphonique le 19 juin, le colonel Sylvain Ndoutingaï, ancien ministre d'État centrafricain aux Finances et au Budget, affirme qu'il n'est pas en résidence surveillée à Bangui. Certes, celui qui était considéré comme le numéro deux du régime ne « s'explique pas » les raisons qui ont conduit le président à le démettre, mais il nie toute velléité de complot et ajoute que sa villa n'a jamais été perquisitionnée. Par ailleurs, il juge que ses divergences avec les bailleurs de fonds de la Centrafrique ont été « largement exagérées ». À preuve, dit-il, « la signature d'un accord avec la Banque mondiale est prévue pour le 25 juin sur la base d'un programme [qu'il a] conclu ». Enfin, dans un message qu'il a fait parvenir à J.A. le 15 juin, Mahamat Ali Ahmat, le chargé d'affaires de l'ambassade du Tchad à Bangui, précise que le contingent tchadien de la garde républicaine centrafricaine a pour mission exclusive d'« assurer la sécurité du chef de l'État ». Ce contingent n'aurait donc en toute hypothèse pas pu participer à une perquisition de la villa de Ndoutingaï.

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