Deux articles du "New York Times" le révèlent : c'est le président américain Barack Obama en personne qui commande l'élimination des djihadistes d'Al-Qaïda. Et supervise la cyberguerre déclenchée contre l'Iran.
Il rêvait de changer le pouvoir, c'est le pouvoir qui l'a changé. Deux récents articles du New York Times, consacrés l'un à la cyberguerre en cours contre l'Iran, l'autre à l'élimination des djihadistes d'Al-Qaïda au moyen de drones Predator, révèlent que Barack Obama a repris à son compte, accéléré et modernisé deux « programmes » engagés par son prédécesseur - à la demande expresse de ce dernier. L'opération de communication visant à le mettre en scène, dans la Situation Room de la Maison Blanche, en chef de guerre avisé, dur, pugnace mais néanmoins soucieux de la vie humaine dès lors que la sécurité de l'Amérique n'est pas menacée - lui dont on a si souvent critiqué la pusillanimité -, est trop évidente pour qu'on y insiste. Nous sommes à cinq mois de la présidentielle, c'est, si l'on peut dire, de bonne guerre. Il y a plus grave.
Olympic Games
Car le New York Times officialise en somme ce que l'on ne faisait que soupçonner : les États-Unis ont, depuis 2006, déclenché contre la République islamique, en étroite collaboration avec Israël, une cyberoffensive baptisée Olympic Games - quel humour ! - dont l'objectif avoué est de retarder de plusieurs années le programme nucléaire iranien. En 2010, par exemple, un ver informatique dénommé Stuxnet fut introduit dans les contrôleurs informatiques qui font fonctionner les centrifugeuses de la centrale de Natanz. En modifiant la vitesse de rotation de leurs moteurs, ce drôle d'insecte endommagea irrémédiablement un grand nombre d'entre elles. Depuis, une nouvelle version d'Olympic Games a été mise au point. Son nom ? Flame. Elle a déjà permis de détruire un millier de centrifugeuses ultramodernes. Et semé une sacrée pagaille dans l'industrie nucléaire iranienne. « Jamais depuis Lyndon Johnson lors de la guerre du Vietnam, écrit David Sanger, l'auteur de l'article, un président n'avait été impliqué aussi directement dans des attaques contre les infrastructures d'un pays étranger. » Pas mal pour un Prix Nobel de la paix !
De même, tous les mardis, Obama, dont Sanger loue « l'approche décomplexée du recours à la force », participe par visioconférence à une étrange séance de brainstorming au cours de laquelle est mise à jour la Kill List (avec photos et notices biographiques) des terroristes islamistes, ou supposés tels, à éliminer. En dernier ressort, c'est lui qui prend la décision d'expédier un missile sur quelque tête enturbannée au Pakistan, au Yémen, en Somalie ou ailleurs. C'est bien simple, Charles Krauthammer, du Washington Post, le surnomme désormais le Seigneur des drones. Depuis le mois d'avril, quatorze djihadistes présumés ont ainsi été abattus au Yémen, et six au Pakistan.

Nkosazana Dlamini-Zuma : "L'Afrique ne peut plus attendre que l'initiative vienne de l'extérieur"
Addis-Abeba : Hollande invite pour les dirigeants africains à Paris fin 2013 pour un sommet
Attentats au Niger : assaut franco-nigérien à Agadez, les derniers islamistes tués







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Des réfugiés nigérians dans un village camerounais, le 20 mai 2013
Des opposants dans les rues de Conakry, le 25 mai 2013
Des soldats nigérians, le 25 mai 2013 à Marte
Des soldats nigérians inspectent une des zones de Boko Haram, le 25 mai 2013 à Kirenowa
La présidente du Brésil Dilma Rousseff (d), avec ses homologues ougandais (g) et djiboutien le 25 mai 2013 à Addis Abeba
Une patrouille de l'armée nigériane dans une rue de Maiduguri, fief de la secte islamiste Boko Haram, le 21 mai 2013
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors de sa conférence de presse à Addis Abeba, le 25 mai 2013
François Hollande et le président malien Dioncouda Traoré, le 17 mai 2013 au palais de l'Elysée à Paris











