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25/06/2012 à 11:26
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Le président américain Barack Obama. Le président américain Barack Obama. © Witt/Sipa

Deux articles du "New York Times" le révèlent : c'est le président américain Barack Obama en personne qui commande l'élimination des djihadistes d'Al-Qaïda. Et supervise la cyberguerre déclenchée contre l'Iran.

Il rêvait de changer le pouvoir, c'est le pouvoir qui l'a changé. Deux récents articles du New York Times, consacrés l'un à la cyberguerre en cours contre l'Iran, l'autre à l'élimination des djihadistes d'Al-Qaïda au moyen de drones Predator, révèlent que Barack Obama a repris à son compte, accéléré et modernisé deux « programmes » engagés par son prédécesseur - à la demande expresse de ce dernier. L'opération de communication visant à le mettre en scène, dans la Situation Room de la Maison Blanche, en chef de guerre avisé, dur, pugnace mais néanmoins soucieux de la vie humaine dès lors que la sécurité de l'Amérique n'est pas menacée - lui dont on a si souvent critiqué la pusillanimité -, est trop évidente pour qu'on y insiste. Nous sommes à cinq mois de la présidentielle, c'est, si l'on peut dire, de bonne guerre. Il y a plus grave.

Olympic Games

Car le New York Times officialise en somme ce que l'on ne faisait que soupçonner : les États-Unis ont, depuis 2006, déclenché contre la République islamique, en étroite collaboration avec Israël, une cyberoffensive baptisée Olympic Games - quel humour ! - dont l'objectif avoué est de retarder de plusieurs années le programme nucléaire iranien. En 2010, par exemple, un ver informatique dénommé Stuxnet fut introduit dans les contrôleurs informatiques qui font fonctionner les centrifugeuses de la centrale de Natanz. En modifiant la vitesse de rotation de leurs moteurs, ce drôle d'insecte endommagea irrémédiablement un grand nombre d'entre elles. Depuis, une nouvelle version d'Olympic Games a été mise au point. Son nom ? Flame. Elle a déjà permis de détruire un millier de centrifugeuses ultramodernes. Et semé une sacrée pagaille dans l'industrie nucléaire iranienne. « Jamais depuis Lyndon Johnson lors de la guerre du Vietnam, écrit David Sanger, l'auteur de l'article, un président n'avait été impliqué aussi directement dans des attaques contre les infrastructures d'un pays étranger. » Pas mal pour un Prix Nobel de la paix !

De même, tous les mardis, Obama, dont Sanger loue « l'approche décomplexée du recours à la force », participe par visioconférence à une étrange séance de brainstorming au cours de laquelle est mise à jour la Kill List (avec photos et notices biographiques) des terroristes islamistes, ou supposés tels, à éliminer. En dernier ressort, c'est lui qui prend la décision d'expédier un missile sur quelque tête enturbannée au Pakistan, au Yémen, en Somalie ou ailleurs. C'est bien simple, Charles Krauthammer, du Washington Post, le surnomme désormais le Seigneur des drones. Depuis le mois d'avril, quatorze djihadistes présumés ont ainsi été abattus au Yémen, et six au Pakistan.

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