Vital Kamerhe et Samy Badibanga, deux acteurs influents de la scène politique congolaise, se disputent le poste de porte-parole de l'opposition.
Qui de Vital Kamerhe, le leader de l'Union pour la nation congolaise arrivé troisième à la présidentielle de novembre 2011, ou de Samy Badibanga, proche conseiller d'Étienne Tshisekedi, le vieux chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social, sera élu ce mois-ci porte-parole de l'opposition (poste prévu par la Constitution de la RD Congo) ? Le premier mise sur son passé de président de l'Assemblée nationale, puisque ce sont les députés et les sénateurs qui votent. Le calcul du second est arithmétique : avec une bonne cinquantaine de sièges à l'Assemblée, son parti dispose du plus important groupe parlementaire de l'opposition. Autre atout pour Badibanga : depuis sa cellule de la Cour pénale internationale, à La Haye, Jean-Pierre Bemba, l'autre « boss » de l'opposition, fait campagne contre Kamerhe, dont il redoute la concurrence lors de la présidentielle de 2016.

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