Pierre Ngollo, secrétaire général du PCT depuis son 6e Congrès, en juillet 2011.
© Baudoin Mouanda pour J.A.
Le PCT, au pouvoir au Congo-Brazzaville, entend profiter des législatives de juillet pour renforcer encore son assise. Et préparer l'échéance présidentielle de 2016 avec Denis Sassou Nguesso ?
Prévues pour le 15 juillet, les élections législatives congolaises devraient offrir au Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir au Congo-Brazzaville) l'occasion de faire une démonstration de force tout en ménageant ses alliés du MCDDI (la formation des héritiers de Bernard Kolélas) et du RDD (celle de l'ex-président Yhombi-Opango). Tel est du moins l'objectif de Pierre Ngollo, son secrétaire général. Le PCT, qui dispose déjà de la majorité absolue à l'Assemblée (82 sièges sur 139 depuis l'absorption, en juillet 2011, d'une demi-douzaine de petits partis satellites), entend bien accroître le nombre de ses députés et préparer ainsi la présidentielle de 2016. Cette échéance, qui agite déjà tous les hommes politiques congolais, pourrait en effet être précédée d'une réforme de la Constitution permettant au chef de l'État, Denis Sassou Nguesso, de s'y présenter. En attendant, celui-ci voyage.
Du 12 au 20 juin, il se rendra aux États-Unis, où il assistera notamment à la cérémonie d'entrée de son petit-fils, Omar-Denis Bongo, à l'université, puis au Brésil, pour le sommet de Rio sur l'environnement.

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