Loué par certains, vilipendé par d'autres, le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo lorgne désormais le grade de général.
Il s'y voyait déjà, Amadou Haya Sanogo. Lors des discussions qui ont précédé la formation du gouvernement de transition malien, le président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE) avait exigé d'être nommé ministre de la Défense. Très vite, les Américains s'y sont opposés. Pas question pour eux, comme d'ailleurs pour la plupart des voisins du Mali, que ce militaire « raté » (selon les termes d'un ambassadeur), risée des états-majors ouest-africains depuis qu'il se promène avec son bâton d'officier, obtienne ce poste clé. Qu'à cela ne tienne, le putschiste en chef s'est fixé un autre objectif : obtenir le grade de général de division. Ce serait une belle promotion - et une formidable revanche - pour ce capitaine qui fut renvoyé du prytanée militaire de Kadiogo, au Burkina, puis de l'école militaire de Koulikoro, au Mali.

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