Extension Factory Builder
20/04/2012 à 13:25
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009. Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009. © Desirey Minkoh/Afrik Images pour J.A.

L'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a donné au Gabon jusqu'à décembre 2012 pour publier ses derniers audits du secteur pétrolier. Sinon, Libreville risque d'exclusion.

Le 8 mai prochain, Tim Bittiger, le responsable Afrique de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE*) se posera à Libreville pour faire le point avec les autorités sur la bonne gouvernance dans le secteur pétrolier. Pour rappel, Paul Toungui, l’ancien ministre de l'Économie, des Finances et du Budget du Gabon, avait manifesté en juillet 2004 à la Banque mondiale le souhait de son pays de rejoindre l'ITIE et demandé une assistance technique pour en assurer la mise en œuvre.

Le gouvernement gabonais a alors engagé des audits dans le secteur pétrolier. Le premier rapport de l’ITIE a été publié en décembre 2005. Il concernait l’exercice pétrolier 2004. Deux autres ont suivi en 2007 et 2008 (pour les années 2005 et 2006). Mais depuis, plus rien.

Rapports à publier

Pourtant, le cabinet PricewaterhouseCoopers a effectué les audits des exercices 2007 et 2008. Un rapport a été remis aux autorités en avril 2011, mais il n’a toujours pas été rendu public. Lors de sa réunion à Amsterdam, le 9 juin 2011, le conseil d’administration de l’ITIE a toutefois décidé de renouveler le statut de « pays candidat » au Gabon pour une période de 18 mois. Ce qui oblige le pays à publier d’ici le 9 décembre tous ses rapports.

C’est le cabinet KPMG qui  réalise actuellement les audits pour les années 2009 et 2010. Si le Gabon ne rend pas public ses documents d’audit, il court le risque d’être exclu de l’initiative ITIE comme la Guinée équatoriale l’avait été en mai 2010. Avec environ 30 champs de production, le Gabon est actuellement le 6e producteur de pétrole en Afrique avec 250 000 barils/jour. Selon les dernières estimations de la British Petroleum – BP Statistical Review of World Energy 2010, le pays possèderait 3,7 milliards de barils de réserves prouvées, les plus importantes de la sous-région.

_______

*Coalition de gouvernements, d'entreprises, de groupes venant de la société civile, d'investisseurs et d'organisations internationales, l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) veille à une meilleure gouvernance dans les pays riches en ressources à travers la vérification et la publication complète des paiements effectués par les entreprises et des revenus perçus par les gouvernements provenant du pétrole, du gaz et des minerais.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Gabon

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Créé en 2001, Wikipédia s'est imposé depuis comme l'encyclopédie numérique la plus consultée au monde. Participative, elle rassemble des informations collectées par les utili[...]

Gabon : les caisses de l'État sous surveillance rapprochée

Un audit a révèlé l'ampleur de la disparition des fonds publics au Gabon au cours des dix dernières années. Pour reprendre la main, le gouvernement doit agir vite.[...]

Expatriés : les villes africaines toujours plus chères !

Les classements 2014 des cabinets Mercer et ECA International montrent que les villes africaines sont toujours plus chères pour les expatriés. En cause : une dépendance forte vis-à-vis des importations[...]

La Cemac entre rebelles, islamistes et pirates

C'est devant une Cemac impuissante que l'État centrafricain s'est effondré. Certes, la Communauté a tenté de s'interposer entre les parties en conflit. Mais pour mieux constater ensuite son[...]

Cyclisme africain : pas de Tour de France, mais un sacré braquet !

On espérait des Sud-Africains et des Érythréens sur les routes du Tour de France. Mais, cette année encore, la compétition est orpheline du continent. Pourtant, l'Afrique est loin d'être[...]

Cemac : l'histoire d'un long accouchement

Surprise ! Le 16 mars 1994 à N'Djamena, au Tchad, l'Union douanière et économique des États de l'Afrique centrale (Udeac) est morte, sans signe avant-coureur. Elle est remplacée, le[...]

Cemac : vingt ans... et des regrets

Gabegie administrative, projets en suspens, scandales financiers et rivalités politiques affaiblissent une organisation régionale dont les membres ne parviennent pas à définir une politique[...]

Voyager dans la zone Cemac : bakchichs, barrages, parano sécuritaire... Le parcours du combattant

Frontières tantôt ouvertes tantôt fermées, Bakchichs, barrages, paranoïa sécuritaire... La traversée des pays membres de la Communauté économique et monétaire[...]

Réseaux sociaux : le classement des villes africaines les plus actives sur Twitter

"Jeune Afrique" a établi un classement d'où il ressort un grand retard dans l'utilisation de Twitter par les villes africaines. Si certaines municipalités se démarquent, la plupart[...]

Cemac : esprit es-tu là ?

Peut-on modeler une union sur le décalque d'un croquis colonial ? Oui, non, peut-être... La Cemac, on l'avait un peu oublié, est, dans ses frontières actuelles, Guinée équatoriale[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers