Le motif de l'annulation de la visite d'État que le président tunisien Moncef Marzouki devait faire en France à partir du 16 février a été peu apprécié à l'Élysée. Le président tunisien ne souhaitait en effet pas se rendre à Paris après l'annonce de la nouvelle candidature présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy, pour des raisons de tactique électorale, avait décidé de se déclarer candidat à la présidence de la république française pour un second mandat dès le 15 février, la veille de l'arrivée prévue de Moncef Marzouki à Paris. Devant les réticences tunisiennes, l'Élysée a proposé d'avancer la date du voyage au 13 février, à l'issue de la tournée maghrébine de Marzouki. Nouveau refus. « Vous nous voyez nous rendre à Paris après une visite officielle à Alger ? » ironise un membre de l'entourage présidentiel.

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