Extension Factory Builder
10/02/2012 à 18:09
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des personnes fuyant la guerre en Libye, au large des côtes tunisiennes. Des personnes fuyant la guerre en Libye, au large des côtes tunisiennes. © AFP/Francesco Malavolta

L'année 2011 a été la plus meurtrière en mer : 1 500 personnes noyées ou disparues lors de leur tentative de traversée de la Méditerranée vers l'Europe. Une des conséquences du printemps arabe qui a contraint des milliers d'hommes et de femmes à quitter leur pays.

C'est un bien triste record dont le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) a fait état, le 31 janvier, lors d'une conférence de presse à Genève : 1 500 personnes se sont noyées ou ont été portées disparues en Méditerranée au cours de l'année 2011 en tentant de gagner l'Europe. Le chiffre le plus élevé jusque-là (630 personnes) remontait à 2007. Alors qu'en 2009 et 2010 les mesures de contrôle aux frontières avaient considérablement réduit ces migrations, le tableau a changé l'an dernier avec la révolution tunisienne et la guerre en Libye, qui ont poussé des milliers d'hommes et de femmes à fuir l'insécurité ou la misère.

Selon le HCR, ils sont 58 000 - un chiffre sans précédent - à avoir afflué en Europe durant le premier semestre de 2011, dont 56 000 en Italie, les 2 000 autres s'étant réfugiés à Malte ou en Grèce. Après avoir interrogé ces nouveaux arrivants et ceux qui ont échoué dans leur tentative, le HCR a constaté qu'il s'agissait pour la plupart de travailleurs migrants et non de réfugiés politiques.

Depuis le début de 2012, au moins dix-huit personnes en provenance de Libye ont péri en mer, parmi lesquelles douze femmes, deux hommes et un bébé somaliens qui vivaient à Tripoli. Le HCR a par ailleurs tenu à féliciter les autorités italiennes, libyennes et maltaises, dont les opérations de secours ont permis de sauver près d'une centaine de personnes.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Continental

Rien n'arrête la locomotive Bolloré

Rien n'arrête la locomotive Bolloré

Deux ans après avoir raflé le deuxième terminal à conteneurs du port d'Abidjan, le groupe français double la concurrence et décroche le futur chemin de fer reliant Lomé &agr[...]

Célibataires africaines et fières de l'être !

Rencontre avec des femmes qui, malgré la pression de sociétés globalement conservatrices, ont décidé que mieux valait être seule que mal accompagnée.[...]

Plus de 3400 migrants secourus en Méditerranée

Un total de 3427 migrants ont été secourus samedi en mer Méditerranée, après une série de naufrages meurtriers en avril. Les opérations de sauvetage se sont principalement[...]

Jean-Pierre Bat : "Houphouët-Boigny était la tête de pont du système" de la Françafrique

Les archives de Jacques Foccart, le premier "Monsieur Afrique" de la Ve République livrent leurs secrets. Entretien avec le chercheur qui a la charge de ce fonds d'une richesse exceptionnelle.[...]

En Égypte, c'est "la restauration"

Peu d'entre vous le savent : les États-Unis ont tranquillement repris, il y a un mois, leur aide militaire de 1,3 milliard de dollars par an à l'Égypte.[...]

Lettre à mon frère sud-africain

Akere Muna est avocat camerounais, militant de la lutte pour les droits de l'homme.[...]

Immigration : un naufrage africain

Mohammed Ali Malek a 27 ans, il est tunisien, et, pour les quelque 800 victimes du naufrage de son chalutier, le 19 avril, ce commandant qui les regardait sombrer avec un sourire narquois avait le visage du [...]

Les mystères de la Corsafrique

Feliciaggi, Tomi, Pasqua, Foccart, Bongo Ondimba, Sassou Nguesso, IBK... Bienvenue en Corsafrique ! Dans son numéro double, "Jeune Afrique" consacre une enquête à l'ascension des Corses en Afrique,[...]

Cour de justice de l'Uemoa : y a-t-il un pilote à la barre ?

Que se passe-t-il à la Cour de justice de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest (UEMOA) ?[...]

À la tête de l'Union africaine, Robert Mugabe en profite pour plaider ses causes dans le monde entier

De retour sur le devant de la scène internationale depuis qu'il occupe la présidence tournante de l'Union africaine, le chef de l'État zimbabwéen, Robert Mugabe, multiplie les voyages et profite de[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/JA2665p020.xml2 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/JA2665p020.xml2 from 172.16.0.100