Extension Factory Builder
08/02/2012 à 11:41
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Certains apparatchiks du MPLA ne veulent pas de Manuel Vicente comme successeur de Dos Santos. Certains apparatchiks du MPLA ne veulent pas de Manuel Vicente comme successeur de Dos Santos. © Bruno Fonseca/Lusa

Bombardé ministre d'État le 30 janvier, l'ex-patron de Sonangol Manuel Vicente pourrait faire figure de dauphin du chef de l'État angolais José Eduardo dos santos. Du moins si les cadres historiques du MPLA le laissent faire.

Un air bonhomme, un sourire enjôleur... Manuel Vicente, 55 ans, c'est un peu l'opposé de José Eduardo dos Santos, le chef d'État le plus secret du continent. Pourtant, cet ex-footballeur, diplômé en électronique à l'université de Luanda, est l'un des hommes de confiance du président angolais. Depuis 1999, il dirigeait la toute-puissante compagnie pétrolière Sonangol, qui produit près de 2 millions de barils par jour - presque autant que le Nigeria. Ces dernières années, il a fait de Sonangol un véritable fonds souverain. Avec sa partenaire Isabel dos Santos, fille aînée du président, il a monté le holding Esperanza, qui investit à tour de bras au Portugal.

Impunité judiciaire du clan Dos Santos

Depuis le 30 janvier, Vicente est ministre d'État chargé de la Coordination économique. À la tête de Sonangol, il a laissé la place à son bras droit, Francisco de Lemos José Maria - ce qui rassure les clients chinois et occidentaux. Pourquoi dos Santos fait-il entrer Vicente au gouvernement ? « Pour préparer sa succession, estime un ex-cadre du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). Dos Santos aura 70 ans cette année. Il va certainement se présenter aux élections de septembre prochain [des législatives à l'issue desquelles la tête de liste du parti vainqueur deviendra président, NDLR]. Mais le jour où il quittera le pouvoir, il devra assurer à son clan fa­milial une impunité judiciaire. Avec Vicente, il n'a pas trop de souci à se faire. »

Le problème, c'est que les apparatchiks du MPLA ne sont pas tous d'accord. Certes, en 2009, Vicente est entré au bureau politique (BP) du parti. Mais pour les vétérans de la guerre contre l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), c'est un novice sans états de service, ni au parti ni dans l'armée. Il y a quelques semaines, le BP s'est réuni pour désigner les numéros deux et trois de la liste MPLA aux prochaines législatives. De bonne source, le futur numéro un dos Santos a proposé Vicente comme numéro deux. Mais les « grognards » du BP n'ont pas dit oui, et ont renvoyé la décision à la mi-février. En propulsant Vicente au gouvernement, dos Santos veut sans doute leur forcer la main. 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Angola

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Angola : un baiser entre hommes qui ne passe pas

Deux hommes en train de s'embrasser en "prime time" dans une série téléviée ? La polémique née de ce baiser a fait des vagues en Angola.[...]

Angola : Luanda serre les dents

"Certaines dépenses publiques seront réduites, notamment les subventions aux prix des carburants. Des projets seront reportés, et le contrôle des dépenses de l'État comme la[...]

Angola : le président dos Santos en visite en RDC pour signer des accords de coopération

Le président angolais José Eduardo dos Santos va rencontrer lundi à Kinshasa son homologue congolais Joseph Kabila pour signer des accords de coopération, notamment dans le domaine des transports,[...]

Angola : Isabel dos Santos, femme d'affaires et "fille de"

Lancée en novembre, son offre publique d'achat de 1,2 milliard d'euros sur le holding Portugal Telecom n'a pas abouti. Mais peu importe : cette initiative continue de forger le mythe. Deux ans seulement se sont[...]

Angola : Titica, chanteuse et icône des transgenres

Les femmes puissantes sont de plus en plus nombreuses sur le continent. Voici notre sélection - forcément subjective - des 50 Africaines les plus influentes au monde.[...]

Football : tous les records de l'histoire de la CAN en un coup d'oeil

À l'occasion de la 30e édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN 2015), qui se déroule du 17 janvier au 8 février en Guinée équatoriale, "Jeune Afrique" vous propose de[...]

Jean-Pierre Versini-Campinchi : l'héritier

De confortables honoraires, une grande exposition médiatique, le tout dans un cadre juridique familier, hérité du temps des colonies... Quelles que soient la complexité des dossiers ou la[...]

Isabel dos Santos retire son offre de rachat de Portugal Telecom

La femme d'affaires angolaise Isabel dos Santos a retiré son offre de rachat de Portugal Telecom SGPS. La proposition, d'une valeur de 1,2 milliard d'euros, avait été jugé trop basse par[...]

Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

Après l’Égypte (2010), la Côte d’Ivoire (2011), la Zambie (2012) et le Nigeria (2013), l’Algérie, huitième de finaliste de la Coupe du monde et facilement qualifiée pour[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/JA2665p014-015.xml2 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/JA2665p014-015.xml2 from 172.16.0.100