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02/02/2012 à 18:16
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Valérie Trierweiler, lors d'un meeting à Basse-Terre en Guadeloupe le 14 janvier 2012. Valérie Trierweiler, lors d'un meeting à Basse-Terre en Guadeloupe le 14 janvier 2012. © Fred Dufour/AFP

Compagne discrète du candidat socialiste à la présidentielle française, l'ex-journaliste politique, Valérie Trierweiler, a choisi de faire sa sortie médiatique. Une stratégie bien calculée.

Lors de son meeting du Bourget, François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle française, a signé, le 22 janvier, le lancement de sa campagne avec la présentation de son programme. Ce premier grand rendez-vous a aussi été pour lui l'occasion de lancer sa compagne, Valérie Trierweiler, 46 ans, dans le grand bain médiatique. Le baiser échangé devant les caméras à l'issue de son discours-programme n'est pas passé inaperçu. Il a marqué le début d'une offensive de charme auprès des médias de la part de celle qui avait jusqu'à présent choisi de rester dans l'ombre. La journaliste, dont la carrière a commencé en 1988 au sein de la rédaction de Profession politique, puis de Paris Match, s'était en effet attachée à faire le moins de vagues possible et à éviter que les projecteurs se braquent sur elle. Responsable de l'émission politique 2012 Portraits de campagne sur la chaîne Direct 8, elle a décidé de l'abandonner le 1er octobre 2011, après le succès de François Hollande à la primaire socialiste, pour ne pas déclencher de polémique.

Toujours à proximité de son compagnon, elle a cependant pris soin de cultiver une certaine discrétion au cours des derniers mois. Mais en ce début d'année 2012, elle semble avoir changé d'avis. Sa présence, cette fois remarquée, au premier rang du ­meeting du Bourget illustre son changement d'attitude, qui s'est accompagné d'une véritable opération séduction en direction des médias. En quarante-huit heures, Valérie Trierweiler a abandonné sa position en retrait pour monter en première ligne. Officiellement, il s'agissait pour elle de présenter sa nouvelle émission, Itinéraires, dans laquelle elle s'entretient avec des personnalités issues du monde culturel. Mais de toute évidence, elle en a profité pour imposer son image auprès de l'opinion publique en multipliant les interviews dans la presse écrite et les apparitions sur les plateaux de télévision. Après tout, si l'on en croit les sondages, elle pourrait bien devenir la première dame de France. Elle doit donc peaufiner sa présentation, même si, dit-elle, « [sa] nature profonde n'est pas l'exhibition ».

"Les autres me sont nécessaires pour travailler"

Elle ajoute cependant qu'elle a « envie de vivre la campagne présidentielle », à tel point qu'elle dispose d'un bureau rue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris, au QG de campagne de François Hollande. Sa présence de plus en plus visible risque d'en agacer plus d'un dans l'entourage du candidat socialiste. « J'ai besoin d'être dans une ambiance collective, les autres me sont nécessaires pour travailler. Évidemment, des gens passent et me demandent parfois un avis, mais de façon totalement informelle. Ma contribution s'arrête là », confiait-elle dans un entretien accordé au Nouvel Observateur pour justifier l'attribution de ce bureau. Se contentera-t-elle de répondre au courrier qu'on lui adresse, comme elle l'affirmait sur le plateau du Grand Journal de Canal+ ? Rien n'est moins sûr depuis qu'elle cherche un peu plus à apparaître dans la lumière.

La bataille pour la présidentielle se joue également sur le terrain du people, et Valérie Trierweiler sait qu'il faut savoir occuper ce terrain et l'entretenir. Il était donc important pour elle de faire sa sortie médiatique avant que Nicolas Sarkozy annonce qu'il est candidat à sa réélection. Car à ce moment-là, les regards et les caméras se tourneront immanquablement vers une certaine Carla Bruni, plus expérimentée en la matière et bien mieux connue du grand public. En ces temps où une élection se gagne ou se perd aussi au niveau de la communication, Valérie Trierweiler a bien compris l'importance de jouer avec l'ombre et la lumière. 

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