Le ministre malien des Transports a dénoncé le refus de deux compagnies françaises d'embarquer dix ressortissants maliens qui retournaient dans l'Hexagone. Ahmed Diane Séméga estime que ces voyageurs étaient règle, ce que la France dément.
Le gouvernement malien a marqué son mécontentement sur le refus, par deux compagnies aériennes françaises, d'embarquer dix ressortissants maliens pour la France où ils sont établis, selon l'Agence de presse africaine.
Le ministre malien des Transports Ahmed Diane Séméga a déclaré jeudi que l'aéroport international de Bamako ne saurait être un "second consulat" de France au Mali.
M. Séméga, qui a largement commenté l'affaire, l'a assimilée à une atteinte grave à la souveraineté nationale qui ne saurait être tolérée par les autorités de son pays.
La France se défend
Les dix Maliens détiennent, en plus de leur passeport, un récépissé en bonne et due forme délivré par les autorités compétentes françaises, a notamment laissé entendre le ministre malien.
Réagissant à cette affirmation, l'ambassade de France a soutenu vendredi, dans un communiqué, que les Maliens n'avaient pu embarquer faute d'un "document leur permettant l'entrée sur le territoire français".
"A cet égard, la possession d'un récépissé de première demande de carte de séjour ne permet pas, à lui seul, selon la réglementation en vigueur, l'admission sur le territoire français", dit le comuniqué.
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Tiébilé Dramé, président du Parti de la renaissance africaine (Parena).[...]