17/02/2009 à 00h:23 Par XINHUA
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La 6ème réunion du Comité d'Evaluation et d'Accompagnement (CEA) tenue, à Ouagadougou, sous la présidence du chef de l'Etat du Burkina Faso, Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue direct interivoirien réaffirmé la nécessité de tenir l'élection présidentielle en 2009.

Pour ce faire, le CEA a exhorté la Commission électorale nationale indépendante (CEI) à produire un chronogramme réaliste du processus électoral et à fixer une période indicative pour la tenue du 1er tour de l'élection présidentielle afin de donner une meilleure lisibilité du processus de sortie de crise.

Le CEA a également remercié les partenaires bilatéraux pour avoir permis de boucler le budget du processus de sortie de crise et avoir réitéré leur engagement à financer le budget de l'élection présidentielle dont le montant s'élève à 8 milliards de F CFA (12,1 millions d'euros).

Dans son bilan d'étape, le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a noté que des progrès avaient été enregistrés dans le redéploiement de l'administration judiciaire, notamment la ré habilitation des tribunaux et prisons dans la zone de conflit.

Selon ce bilan, les opérations de recensement sont à 52% de réalisation et devraient s'achever le 28 février 2009.

Pour M. Soro, les bailleurs de fonds ont été mieux sensibilisés, ce qui leur a permis d'apporter un concours appréciable dans le cadre du financement du processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire.

Appréciant positivement l'identification des populations qui se déroule très bien, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Jin Choi, a dit attendre maintenant l'établissement du programme électoral.

Le président de la CEI, Robert Beugré Mandé a, quant à lui, préconisé que les problèmes endogènes et exogènes soient mis en évidence afin d'éviter d'établir un chronogramme qui sera encore repris.

Pour établir un chronogramme fiable, M. Mandé demande que soit terminée l'opération de reconstitution des registres d'état civil, que soient tranchés la question des moyens pour le financement de l'élection présidentielle et le traitement des contentieux électoraux.

Cette rencontre a regroupé le Premier ministre Guillaume Soro, les délégations du camp présidentiel ivoirien et des Forces nouvelles (ex-rébellion ivoirienne), les responsables des structures chargées du processus électoral, ainsi que les membres de l'Organe consultatif international composé des partenaires techniques et financiers qui accompagnent le processus de sortie de crise.

Pendant plus de setp heures, le CEA a fait le point de la mise en oeuvre du 4e accord complémentaire à l'Accord Politique de Ouagadougou (APO), de l'évolution de l'opération d'identification des populations et de recensement électoral, ainsi que du financement des programmes de sortie de crise.

Pour le président Compaoré, la tenue de cette session élargie à l'Organe consultatif international témoigne de la vitalité des mécanismes de suivi et de concertation de l'APO.

"Elle est un signe de la viabilité du processus de paix impulsé par cet accord historique conclu en mars 2007", a-t-il dit, félicitant le président ivoirien Laurent Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro et l'ensemble des acteurs politiques qui oeuvrent en d épit des multiples écueils au respect effectif de leurs engagements.

Le CEA est chargé de l'évaluation périodique de la mise en oeuvre des mesures prévues par l'APO et ses accords complémentaires. La Commission peut suggérer toutes dispositions pratiques et nécessaires à la bonne conduite de l'APO et son comité permanent se ré unit régulièrement à Abidjan sous la présidence du Représentant spécial du facilitateur en vue de préparer l'ordre du jour des différentes réunions du Cadre Permanent de Concertation (CPC).

Le CPC regroupe autour du facilitateur Blaise Compaoré, le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre Guillaume Soro, et les présidents du Rassemblement des Républicains (RDR), Alassane Dramane Ouattara, et du Parti dé mocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) , Henri Konan Bédié.

Le président Compaoré a rappelé que le 4e accord complémentaire signé le 22 décembre 2008 et soutenu par le Conseil de sécurité des Nations Unies, indique les mesures à prendre pour la résolution définitive des questions militaires, celles liées à la réunification du pays.

Il a exhorté les parties signataires à une application diligente dudit accord, ce qui donnera une visibilité complète au processus de paix et de réconciliation nationale et a appelé l'Etat de Côte d'Ivoire et les partenaires économiques et financiers à relever le défi du financement du processus de paix afin de parachever et consolider le retour définitif à la paix.

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