L’opposition congolaise tiendra ses états généraux du 20 au 24 février à Brazzaville, pour faire connaître ses doléances au pouvoir, dans la perspective de l’élection présidentielle de juillet 2009, a appris APA dans la capitale congolaise.
«A cette occasion, nous apporterons toutes nos doléances au pouvoir, notamment pour lui dire que l’élection présidentielle se fera avec nous dans des conditions consensuelles», a expliqué, au cours d’une conférence de presse, Mathias Dzon, candidat de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD) à cette élection présidentielle.
«Ces états généraux visent deux principaux objectifs: construire l’unité d’action et renforcer cette unité au sein de l’opposition», a souligné M. Dzon.
Dans une déclaration, à Brazzaville, le ministre congolais de la communication, port-parole du gouvernement, M. Alain Akoula Atipaut, a dénoncé l’attitude de certains candidats qui accusent le gouvernement de chercher par tous les moyens à créer des incidents en vue d’un éventuel report du scrutin.
«L’élection présidentielle 2009 ne connaîtra jamais de report», a déclaré M. Akouala qui a également démenti les allégations selon lesquelles le gouvernement tenterait de faire obstacle à certaines candidatures.
«Les candidats devraient s’atteler à vulgariser les projets de société à soumettre au peuple pour leur éventuelle élection à la magistrature suprême, au lieu de faire des critiques sans fondements de la gestion du gouvernement», a-t-il dit.
Le porte-parole du gouvernement visait M. Mathias Dzon qui, au cours de sa conférence de presse de mardi a fait savoir que le gouvernement avait multiplié les manœuvres pour l’amener à retirer sa candidature et que celles-ci avaient échoué.
Selon le candidat l’ARD, le gouvernement a «multiplié les manœuvres de provocation, d’intimidation et de déstabilisation pour le nuire».
M. Dzon a accusé le pouvoir de tenter de le salir en l’accusant de mauvaise gestion quand il était directeur de banque et ministre des finances et même d’être au cœur du dernier scandale qui vient de secouer la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
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