La pratique de l’excision se poursuit au Burkina, mais davantage dans la clandestinité échappant à la loi répressive adoptée depuis 1996, a appris APA à la commémoration de la journée de lutte contre cette pratique, à Ouagadougou.
Peu convaincues par les arguments évoqués contre l’excision, des familles continuent de perpétuer cette pratique, soit dans des villages reculés, soit dans des pays voisins.
La loi anti-excision, la ministre de l’Action sociale et de la solidarité nationale, Pascaline Tamini, «a produit un effet contraire».
A son avis, «l’excision se poursuit dans la clandestinité et la pratique transfrontalière vers des pays comme le Mali ».
Environ 59% de la population féminine déclare avoir subit l’excision, contre 70% au début de la lutte.
Les filles âgées de 10 à 14 ans, c’est-à-dire, née après l’adoption de la loi, sont excisées à hauteur de plus de 25% du total de cette sous-population.
En outre, la ministre Tamini cite parmi « ce qui n’a pas marché », Mme Tamini cite «la trop grande indépendance de la justice », estimant que «les accusés ne sont pas sanctionnés à la hauteur de leurs méfaits ».
Enfin, elle indique le manque de moyens financier pour faire fonctionner de façon optimale les 8 mille comités villageois de lutte contre l’excision installés sur tout le territoire.
Contre la l’excision transfrontalière, la Conférence sous-régionale des premières Dames d’Afrique de l’ouest s’était engagée pour une « synergie d’action dans la zone ».
Cependant, contre la clandestinité à l’intérieur du pays, l’Unicef et les autres partenaires à la promotion de la femme préconisent la poursuite de la sensibilisation pour un changement de comportement.
La Banque mondiale promet d’y apporter son soutien.
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