26/12/2008 à 00h:47 Par APANEWS
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Le Dr. Togba-Nah Tipoteh, un vétéran de la politique au Liberia et militant des droits de l’homme a invité les Africains à soutenir la lutte pour respect de la loi.

Tipoteh, également économiste de formation et fondateur du Mouvement pour la Justice en Afrique (MOJA) au Libéria dans les années 1970, estime que la justice est le fondement de la paix, ajoutant que quiconque viole la loi doit être en subir les conséquences devant la justice, « si l’on veut que la paix règne au Libéria et en Afrique en général ».

Il a estimé que tant que la Cour pénale internationale (CPI) cherche à traduire en justice les personnes ayant commis de crimes odieux contre leur peuple, que ce soit en Afrique ou ailleurs, elle doit être soutenue par tous les hommes de bien.

Le point de vue du Dr. Tipoteh, qui s’était présenté à l’élection présidentielle de 2005 est partagé par le conseiller en matière de défense des droits de l’homme, Augustine Toe, Directeur de la Commission catholique pour la justice et la paix (JPC) au Libéria. M. Toe pense que l’ancien président libérien, Charles Taylor, accusé d’avoir financé la défunte faction rebelle du RUF en Sierra Léone pour porter la guerre dans ce pays, doit être jugé.

Pour lui, le monde est devenu un village planétaire et « les efforts de la CPI de tuer dans l’œuf la culture de l’impunité à travers le monde sont à saluer parce que devant aider à faire de ce monde un endroit où il fait bon vivre ». Certains Libériens considèrent cependant que la CPI est un instrument aux mains des néo-colonialistes pour traiter l’Afrique avec arrogance.

C’est ainsi que M. John Ziambo, un homme d’affaires, trouve le procès de Charles Taylor inacceptable.

"Pourquoi des hommes comme le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et le président burkinabé Blaise Compaoré, connus pour leur soutien aux rebelles de Charles Taylor ne sont pas inquiétés par la CPI ?. Tout comme Taylor est jugé pour son soutien au RUF dans sa guerre en Sierra Léone, Kadhafi et Compaoré, qui ont formé et armé les hommes de Charles Taylor qui ont pris part à la guerre en Sierra Léone doivent également se présenter dans le box des accusés".

Le Dr. Tipoteh fait remarquer que dans les circonstances politiques actuelles, parler d’une Afrique unie relève de l’utopie. "Discuter de la formation d’un gouvernement fédéral en Afrique, alors qu’au niveau sous-régional d’énormes difficultés subsistent est tout à fait irréaliste.

L’un des problèmes les plus en vue est certainement celui qui existe entre la SADC et Robert Mugabe. Essayons d’abord de renforcer les regroupements sous régionaux, avant de penser à l’unité au niveau continental", a-t-il ajouté. A propos de ce que l’Afrique peut retenir de l’élection de Barack Obabma à la présidence des Etats-Unis, le Dr. Tipoteh a dit : "Lorsque les gens marginalisés entendent parler d’Obama, ils se sentent motivés".

Pour Cephus Bengue, un étudiant en science politique, "l’élection d’Obama, un Noir dans un pays à prédominance blanche, doit redonner confiance à tout Africain, au fait que quelle que doit sa classe sociale, il peut aspirer à toutes les fonctions, à force de travail et d’abnégation. « Cette élection historique doit fouetter l’ardeur des gens jusque-là marginalisés, pour qu’ils se lèvent et se battent pour des postes qui leur étaient inaccessibles avant", a-t-il dit.

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