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04/08/2013 à 10:39
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Le président togolais Faure Gnassingbe le 25 juillet 2013 à Lomé. Le président togolais Faure Gnassingbe le 25 juillet 2013 à Lomé. © AFP

Un millier de militants et sympathisants de l'opposition ont manifesté samedi à Lomé pour protester contre les résultats provisoires des élections législatives du 25 juillet, donnant une majorité absolue à l'Union pour la république (Unir, au pouvoir), a constaté l'AFP.

Selon les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l'Unir a obtenu 62 des 91 sièges à pourvoir. Le Collectif Sauvons le Togo (CST), le principal regroupement de partis d'opposition arrive en deuxième place avec 19 députés, devançant nettement la Coalition Arc-en Ciel - un autre regroupement de partis d'opposition - qui n'obtient que six sièges.

Le CST avait qualifié de "mascarade électorale sur fond de corruption massive et de fraudes électorales avérées", ces résultats. Les observateurs de l'Union africaine et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont pour leur part estimé que les élections s'étaient déroulées dans des conditions acceptables.

"Nous devons nous remobiliser"

A l'appel du CST et du Front républicain pour l'alternance et le changement (Frac) - une autre coalition de partis d'opposition - les manifestants ont sillonné en fin de matinée des rues de la capitale avant d'assister à un meeting à la plage. C'est la première manifestation de l'opposition après la proclamation des résultats des législatives.

"La marche vise surtout protester contre les résultats provisoires de la Céni et à expliquer à la population la situation créée par ces résultats frauduleux", a déclaré à des journalistes Jean Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) et membre du CST. "C'est une marche de remobilisation. Nous devons nous remobiliser pour la suite de la conduite à tenir", a-t-il indiqué, soulignant que son parti n'a pas déposé de recours devant la Cour constitutionnelle.

"Nous n'avons pas déposé de recours devant la Cour constitutionnelle. Il n'est pas nécessaire de saisir cette Cour qui viole quotidiennement les lois de la république et les droits de l'homme", a ajouté M.Fabre.

Lent cheminement vers la démocratie

Les résultats publiés par la Céni doivent encore être vérifiés par la Cour constitutionnelle qui proclamera les résultats définitifs, après avoir statué sur tous les recours.

Organisées à deux ans de la prochaine présidentielle, ces législatives constituent une nouvelle étape d'un lent cheminement vers plus de démocratie, le Togo ayant été gouverné d'une main de fer par le président Gnassingbé Eyadéma de 1967 jusqu'à sa mort en 2005.

Porté au pouvoir par l'armée, son fils Faure Gnassingbé lui a succédé en 2005. Il a remporté en 2005 puis en 2010 des scrutins présidentiels dont les résultats ont été contestés par l'opposition.

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