Extension Factory Builder
09/02/2013 à 10:55
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des soldats de la coalition Séléka. Des soldats de la coalition Séléka. © AFP

La coalition rebelle Séléka a reconnu vendredi à l'AFP que certains de ses membres étaient entrés dans une localité de la Centrafrique à la frontière de la République démocratique du Congo mais a assuré qu'ils avaient rebroussé chemin après en avoir reçu l'ordre.

La coalition rebelle Séléka a reconnu vendredi à l'AFP que certains de ses membres étaient entrés dans une localité de la Centrafrique à la frontière de la République démocratique du Congo mais a assuré qu'ils avaient rebroussé chemin après en avoir reçu l'ordre.

"Il y a eu des éléments du Séléka qui sont entrés dans Mobaye (150 km au sud de Bambari, place forte rebelle dans le centre sud de la Centrafrique). En raison des mauvaises communications, ils ont cru que nous n'étions plus au gouvernement. Mais, on leur a dit de rebrousser chemin et ils sont revenus à Alindao", au sud-est de Bambari, a affirmé par téléphone le général Mohamed Moussa Dhaffane, nommé ministre des Eaux, forêts, chasse et pêche du nouveau gouvernement d'union nationale centrafricain.

Des témoins, joints par l'AFP, affirment avoir aperçu plus de cinq véhicules portant l'inscription Séléka. "Sur chacun des véhicules, il y a des mitraillettes et des hommes lourdement armés", a affirmé une habitante. De sources concordantes, il n'y a pas eu de combats, les faibles effectifs des Forces armées centrafricaines (FACA) ayant quitté la ville avant l'arrivée des rebelles.

Egalement de sources concordantes, les rebelles ont pillé la gendarmerie, la mairie, le commissariat de police et des maisons de certaines personnalités administratives. Selon une source proche du gouvernement, les rebelles ont pillé la ville et "si les véhicules sont bien repartis, les hommes sont restés". Des tirs entendus jeudi matin avaient fait fuir des habitants vers le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, où ils espéraient échapper à une arrivée présumée des rebelles.

Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, s'étaient réfugiés jeudi de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la RDC, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.

Le général Dhaffane a assuré que les ministres Séléka étaient "au travail" mais "attendaient une réponse" du médiateur de la crise le président congolais Denis Sassou Nguesso quant à leurs griefs sur la composition du gouvernement.

Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka avait pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, les rebelles ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

Mais le Séléka estime que ce gouvernement ne respecte pas l'accord et accuse notamment le président Bozizé d'avoir imposé plusieurs ministres délégués, fragilisant l'action gouvernementale. "On s'est fait violence pour aller au gouvernement et travailler. On ne peut pas aller contre la volonté de notre base, contre celle du peuple centrafricain ou celle de la communauté internationale", a ajouté le général Dhaffane.


 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Centrafrique

Centrafrique : quel avenir pour les déplacés du camp de Mpoko ?

Centrafrique : quel avenir pour les déplacés du camp de Mpoko ?

Les jours du camp de déplacés de l'aéroport de Mpoko sont-ils comptés ? Du côté de la Minusca ou du gouvernement centrafricain, l'installation dérange et les acteurs humanitaires son[...]

Centrafrique : toujours 182 986 déplacés internes et 420 000 réfugiés dans les pays voisins

182 986 déplacés internes. 420 000 réfugiés dans les pays voisins. Le point sur la situation humanitaire en Centrafrique, mi-décembre 2014, un peu plus d'un an après l'entrée en[...]

Centrafrique : 28 morts dans des affrontements à Mbrès

De violents affrontements sont en cours depuis mardi entre des éléments anti-balaka et ex-Séléka. 28 personnes sont mortes à Mbrès, une ville située à 300 km au nord de[...]

Centrafrique - Martin Ziguélé : "Le dialogue, oui, l'impunité, jamais !"

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre d'Ange-Félix Patassé, est l'un des plus sérieux candidats à l'élection présidentielle de 2015 en Centrafrique. Ses[...]

Centrafrique : la justice française ouvre une enquête préliminaire sur François Bozizé

La justice française a récemment ouvert une enquête préliminaire à Paris après une plainte des autorités centrafricaines accusant l'ancien président François[...]

Jean-Yves Le Drian : "Au Mali comme en Centrafrique, l'heure de vérité approche"

Un an après le déclenchement de l'opération Sangaris, et deux ans après celui de l'opération Barkhane, le ministre français de la Défense affiche ses objectifs : des[...]

Les pays africains les plus "risqués" pour les entreprises

 Le cabinet de conseil Control Risks présente l'édition 2015 de sa carte annuelle des risques sécuritaires et économiques à travers le monde. Intitulée "le nouveau[...]

En Centrafrique, la croix et le warga

Mélanie Soiron-Fallut est anthropologue.[...]

Pour un dialogue strictement inclusif en Centrafrique

François Bozizé, ancien président de la Centrafrique (2003-2013).[...]

Un an après le lancement de Sangaris, où en est la Centrafrique ?

La France va progressivement retirer ses soldats engagés en Centrafrique, passant de 2 000 hommes actuellement à 1 500 au printemps, a indiqué vendredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Un[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers