Le Zimbabwe a recruté un nouveau bourreau, après sept années de recherches, pour appliquer la peine de mort dans le pays, où 76 personnes attendent leur exécution, a annoncé un haut responsable des prisons.
"En effet, nous avons désormais un bourreau", a déclaré le Commissaire des prisons, Paradzai Zimondi, cité samedi par le quotidien d'Etat The Herald. L'ancien bourreau avait pris sa retraite en 2005. Des publicités avaient régulièrement été publiées par le gouvernement dans la presse, mais les candidats se sont fait attendre.
Sur 16.902 criminels actuellement détenus dans les prisons du Zimbabwe, 76 personnes attendent leur exécution par pendaison, a précisé Paradzai Zimondi.
"Ces personnes doivent encore être exécutées. En fait, personne n'a été exécuté depuis douze ans", a-t-il ajouté.
Certains prisonniers ont été condamnés à mort il y a plus de 14 ans mais avaient entamé une procédure d'appel lorsque le précédent bourreau est parti à la retraite. Deux des condamnés sont des femmes, qui pourraient être épargnées si une nouvelle Constitution est adoptée par référendum cette année.
Le projet de nouvelle Constitution supprime la peine capitale pour les femmes ainsi que pour les hommes de moins de 21 ans ou plus de 70 ans.

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