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31/01/2013 à 11:36
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Des enfants prennent un repas dans une école de la région de Zinder au Niger, le 1er juin 2012. Des enfants prennent un repas dans une école de la région de Zinder au Niger, le 1er juin 2012. © AFP

Une nourriture insuffisante ou médiocre n'est pas la seule cause de malnutrition infantile en Afrique sub-saharienne, certaines bactéries intestinales peuvent aussi provoquer ce problème, selon des chercheurs américains dont l'étude est publiée mercredi.

Cette recherche a été menée pendant trois ans au Malawi avec 377 paires de jumeaux dès leur naissance ainsi qu'en parallèle avec des souris de laboratoire.

Elle montre comment un dysfonctionnement de la flore intestinale de ces enfants combiné à une mauvaise alimentation déclenche une forme de malnutrition appelée kwashiorkor.

"Nourrir ces enfants avec des aliments riches en calories et nutriments n'a eu qu'un effet bénéfique temporaire sur leur flore intestinale qui n'a pas été suffisant pour faire totalement disparaître le dysfonctionnement", explique le Dr Jeffrey Gordon, de la faculté de médecine de l'Université Washington à St Louis, le principal auteur de l'étude parue dans la revue américaine Science.

"Nouvelles approches"

"Nos résultats font penser que nous devons recourir à de nouvelles approches pour réparer la flore intestinale de ces enfants pour qu'ils puissent être en bonne santé...", ajoute-t-il;

La malnutrition est répandue au Malawi mais les chercheurs se sont concentrés pour cette étude sur la forme dite de kwashiorkor dont les symptômes sont un gonflement du ventre, des lésions du foie, des ulcérations de la peau et une perte de l'appétit.

Durant cette étude, la moitié des paires de jumeaux est restée en bonne santé tandis que les autres, l’un ou les deux de la paire de jumeaux, présentaient des signes de malnutrition de kwashiorkor.

L’analyse de leur flore intestinale a révélé que les enfants sévèrement dénutris avaient un profil microbien différent même s'il se rapprochait de celui des enfants sans signe de malnutrition.

Après une interruption de ce régime alimentaire thérapeutique et la reprise de l'alimentation traditionnelle du village, leur flore intestinale a retrouvé son état antérieur anormal et leur métabolisme a changé.

Les scientifiques ont longtemps été étonnés par le fait que certains enfants souffrent de malnutrition et pas d'autres, même en consommant la même alimentation dans la même famille, ce qui montre bien que le manque de nourriture n'est pas la seule cause.

Cette découverte est confortée par des études supplémentaires sur des souris montrant que des microbes intestinaux d'enfants dénutris transplantés dans des intestins de ces animaux ont provoqué une forte perte de poids et altéré leur métabolisme quand ils sont nourris avec des aliments similaires à ceux du régime alimentaire du Malawi à savoir pauvre en vitamines et minéraux.

Cette recherche a été financée par la Fondation Bill and Melinda Gates et les Instituts américains de la Santé (NIH).

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