Extension Factory Builder
26/01/2013 à 19:10
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Les troupes françaises à Sévaré, le 25 janvier. Les troupes françaises à Sévaré, le 25 janvier. © AFP/FRED DUFOUR

La ville de Gao (nord-est du Mali) a été reprise samedi par les armées française et malienne et des "contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces" françaises, a annoncé le ministère de la Défense.

La ville de Gao (nord-est du Mali) a été reprise samedi par les armées française et malienne et des "contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces" françaises, a annoncé le ministère français de la Défense. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que "dès ce (samedi) soir, Sadou Diallo, le maire de Gao réfugié à Bamako, a pu regagner sa ville, accompagné par le colonel Dako".

Plus tôt, ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian avait annoncé que des soldats français et maliens avaient pris le contrôle de "la zone de l'aéroport et [du] pont de Gao". Son entourage précisait toutefois que "les combats continu[aient]" dans la zone où "les tensions rest[aient] vives".  Jean-Yves Le Drian avait affirmé que «les terroristes djihadistes qui ont affronté les armées malienne et française ont vu nombre de leurs moyens mobiles et de leurs sites logistiques détruits». Le ministre a de plus tenu à adresser «ses plus vives félicitations aux militaires français ayant rempli ces dernières heures avec succès la mission qui leur a été confiée».

L'Etat-major des armées françaises avait ainsi indiqué que des "éléments terroristes" menaient "sporadiquement" des "opérations de harcèlement". "Il n'y a pas de combat à proprement parler" dans cette région du nord-est malien, avait précisé un porte-parole de l'Etat-major, "mais sporadiquement, des opérations de harcèlement avec des éléments terroristes qui ouvrent le feu sur nos positions après s'être abrités dans des zones urbaines".

Avant l'entrée des troupes, les positions des islamistes à Gao avaient été pilonnées par l'aviation française, notamment par des avions de combat Rafale. L'aéroport de Gao se situe à environ 6 kilomètres à l'est de la ville. Le pont sur le Niger est lui placé à l'entrée sud. Il s'agit d'une des trois principales communes du Nord du Mali, située à 1.200 kilomètres au nord-est de Bamako.

De son côté, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a déclaré samedi à Santiago refuser "les logiques de chantage", alors que le groupe islamiste Mujao a annoncé vouloir négocier la libération d'un otage français enlevé au Mali en novembre 2012.

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a dit samedi à l'AFP vouloir négocier la libération d'un otage français Gilberto Rodriguez Leal, qu'il détient depuis deux mois. Interrogé sur cette demande de négociation lors d'un déplacement au Chili, le Premier ministre a déclaré: "S'agissant de la situation de nos otages, vous n'imaginez pas qu'on va faire des déclarations publiques qui pourront contribuer à mettre en danger leur situation". "La France fera tout pour leur liberté", a-t-il ajouté, évoquant l'ensemble des otages français au Sahel.

Alors qu'on lui demandait s'il ne craignait pas une recrudescence des "négocations-chantage", il a répondu: "On ne rentre pas les logiques de chantage". "Ce n'est pas du tout notre vision des choses, et ce n'est pas la vision ni des Maliens, ni des autorités africaines ni des autres pays de l'Afrique de l'Ouest. On ne peut pas céder au terrorisme, sinon on sait bien que c'est toujours lui qui gagne", a-t-il poursuivi.

Selon M. Ayrault, "il n'y a pas de complaisance, de négociation à imaginer entre un Etat qui a vocation à être un Etat démocratique et les forces terroristes". "Il faut donner au Mali les capacités à pouvoir exercer pleinement sa souveraineté", a-t-il dit également.

Le chef du gouvernement français se trouve dans la capitale chilienne pour assister à un sommet entre l'Union européenne (UE) et la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac).
 


 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Mali : IBK au Sénégal, les raisons d'une visite

Mali : IBK au Sénégal, les raisons d'une visite

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a fait une visite d'État au Sénégal, du 13 au 16 avril. Retour sur les raisons de cette visite.[...]

Mali - France : le ton monte

Les rapports entre le Mali et la France sont exécrables depuis plusieurs mois. Plus récemment, l'"affaire" Tomi et, surtout, la situation à Kidal n'arrangent rien.[...]

Terrorisme - Iyad Ag Ghaly : arrête-moi si tu l'oses !

Recherché pour terrorisme par le monde entier, le chef touareg Iyad Ag Ghaly semble pourtant poursuivi avec bien peu d'ardeur. Et pour cause : il reste un acteur essentiel dans la région.[...]

Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar retiré en Libye ?

Selon le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), la présence en Libye de Mokhtar Belmokhtar serait une menace pour la paix. Le jihadiste algérien et ses hommes avaient occupé pendant[...]

Jean-Yves Le Drian : "IBK doit négocier, Samba-Panza aussi"

Mali, Centrafrique, Libye... Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, reconduit à son poste le 2 avril, est sur tous les fronts africains. Entretien avec un Breton sans états[...]

Mali : un nouveau gouvernement pour relancer la réconciliation

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé les membres du gouvernement dirigé par le nouveau Premier ministre Moussa Mara, une équipe resserrée dont l'une des principales[...]

Journalistes de RFI assassinés au Mali : des juges français vont enquêter

Des juges d'instruction parisiens vont enquêter sur l'assassinat au Mali fin 2013 des deux journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.[...]

Mali : le nouveau gouvernement formé, le ministre de la Réconciliation remplacé

Le nouveau Premier ministre du Mali, Moussa Mara, a formé son gouvernement, dans lequel ne figure plus le ministre sortant de la Réconciliation, remplacé par l'ex-chef de la diplomatie, selon un[...]

Amadou Alpha Sall : "Aucun pays n'est suffisamment éloigné pour être protégé d'Ebola"

Le virus Ebola continue de se propager en Afrique de l'Ouest. Parti de Guinée, il a notamment atteint le Liberia et des cas sont suspectés en Sierra Leone et au Mali. Interview du docteur Amadou Alpha Sall, directeur[...]

Mali : trois suspects en garde à vue pour l'attaque de la résidence de Konaré

L'enquête sur l'attaque contre la résidence de l'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, à Bamako, s'oriente vers la piste des voleurs de câble électrique. Trois suspects ont[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers