Extension Factory Builder
20/01/2013 à 11:02
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président Barack Obama (g) et sa femme Michelle . Le président Barack Obama (g) et sa femme Michelle . © AFP

Le président, Barack Obama, entame dimanche son second mandat à la tête des États-Unis en prêtant serment lors d'une courte cérémonie à la Maison Blanche, avant les festivités grandioses de lundi auxquelles sont attendues des centaines de milliers de personnes.

"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis": le 44e président américain doit prononcer cette formule rituelle peu avant midi (17H00 GMT) dans le "salon bleu" de la résidence exécutive.

Seule la famille proche de M. Obama et quelques journalistes devraient être présents dans cette pièce relativement exiguë au rez-de-chaussée de la Maison Blanche, pour cette courte cérémonie retransmise en direct par les télévisions.

La Constitution américaine dispose que les mandats présidentiels démarrent à midi le 20 janvier suivant l'élection. Mais lorsque ce jour tombe un dimanche, la tradition veut qu'une prestation de serment se déroule en petit comité.

Les célébrations les plus spectaculaires, ainsi que le très attendu discours d'investiture du président, auront donc lieu lundi. Les Obama ont consacré leur journée de samedi à des actions de bénévolat.

M. Obama, nettement réélu le 6 novembre pour un deuxième et dernier mandat de quatre ans, doit démarrer sa journée de dimanche par un dépôt de gerbe devant la tombe du soldat inconnu au cimetière militaire national d'Arlington.

Il y sera accompagné par son vice-président Joe Biden, qui doit quant à lui prêter serment dès 08H00 (13H00 GMT) dans sa résidence du nord-ouest de Washington, située dans l'enceinte de l'observatoire naval.

Lundi, sa prestation de serment et son discours d'investiture en public sur les marches du Capitole seront suivis d'un grand défilé sur Pennsylvania Avenue, l'artère qui relie le siège du pouvoir législatif à la Maison Blanche.

Journée historique

Peu avant midi lundi, M. Obama, la main droite levée et la gauche posée sur deux Bibles --celle de son lointain prédécesseur Abraham Lincoln, sauveur de l'Union, et celle de Martin Luther King, héraut de la lutte pour les droits civiques-- prêtera serment avant de s'adresser à ses compatriotes.

La première investiture de M. Obama, en janvier 2009, avait donné lieu à une affluence de près de deux millions de personnes sur le "Mall", l'immense esplanade au coeur de Washington. Cette année, les organisateurs tablent sur la moitié ou le tiers de ce chiffre.

Certains discours d'investiture sont restés dans l'histoire, comme ceux de Lincoln et John F. Kennedy. M. Obama entame son second mandat dans des circonstances moins difficiles qu'en 2009, quand la crise économique était à son paroxysme.

Mais d'autres sujets se sont imposés à son agenda depuis sa réélection comme la lutte contre la violence due aux armes à feu après la tuerie d'écoliers de Newtown à la mi-décembre, tandis que le maintien de l'emprise de ses adversaires républicains sur une partie du Congrès augure de nouvelles crises sur les questions budgétaires dans les deux années à venir.

Après le discours, M. Obama et son épouse Michelle parcourront Pennsylvania Avenue sous les vivats de la foule, avant d'assister à l'arrivée d'un grand défilé depuis la tribune installée devant la résidence présidentielle.

Cette journée historique, entamée par une messe dans l'église Saint John's proche de la Maison Blanche, se conclura par les bals d'investiture au palais des Congrès de Washington, où des dizaines de milliers de personnes et un aréopage de vedettes sont attendues, notamment Stevie Wonder, Katy Perry et le groupe de rock Soundgarden.

Des dizaines de milliers de membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour sécuriser le centre de la capitale fédérale américaine, transformé en camp retranché. La température ne devrait pas dépasser 5°C et des précipitations sont possibles dans l'après-midi de lundi.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

International

Tomi, IBK, Bongo : des écoutes embarrassantes

Tomi, IBK, Bongo : des écoutes embarrassantes

Des chefs d’Etat étrangers, qui plus est des amis de la France, écoutés dans le cadre d’investigations judiciaires ? Voilà qui, d’un point de vue diplomatique, et même si [...]

François Durpaire : "La commémoration de la fin de l'esclavage est l'affaire de tous"

François Durpaire est historien, membre du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage.[...]

Birmanie : les nouveaux boat people

Plus d'un million de Rohingyas, musulmans, sont privés de tout droit et confinés dans des camps de déplacés dans des conditions déplorables. Leur seul espoir ? Fuir par la mer. Au[...]

Niger - Putsch de Seyni Kountché : et si la France n'y était pour rien ?

On croyait tout savoir de la chute du président Diori, en 1974. Mais des archives encore confidentielles suggèrent que le putschiste Seyni Kountché a pris tout le monde de court. Y compris Paris.[...]

Barack Obama à Béji Caïd Essebsi : "Les États-Unis croient en la Tunisie"

À l'ocassion de la réception de Béji Caïd Essebsi à la Maison blanche jeudi, le président amréicain Barack Obama a annoncé son intention d'accorder à la Tunisie le[...]

"Princess of North Sudan" : Disney accusé de glorifier le colonialisme

Le prochain Disney, encore dans les cartons, s'appuie sur l'histoire vraie d'un Américain venu planter l'étendard familial dans le nord du Soudan pour faire de sa fille une "princesse"... Au mépris[...]

Attentat du Bardo en Tunisie : doutes sur l'implication du suspect marocain arrêté en Italie

Un nouveau suspect a été appréhendé mercredi à Gaggiano, en Italie, dans le cadre de l'affaire de l’attentat du Bardo. Mais les premiers éléments laissent à penser[...]

Chine-Taïwan : nuages noirs sur le détroit

À huit mois d'une élection présidentielle à haut risque, la poignée de main très médiatisée entre Xi Jinping et Eric Chu Li-luan ne doit pas faire illusion :[...]

Génocide des Tutsis au Rwanda : déjà condamné en Allemagne, Rwabukombe sera rejugé

L'ancien maire rwandais Onesphore Rwabukombe, condamné l'an passé pour "complicité" dans le génocide des Tutsis en 1994, encourt désormais la perpétuité. Il est[...]

Union européenne : Brexit* or not Brexit ?

Après son succès aux législatives du 7 mai, David Cameron va devoir organiser l'an prochain un référendum sur l'éventuel retrait de son pays de l'Union européenne.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers