Extension Factory Builder
11/01/2013 à 09:36
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Une manifestation du collectif 'Sauvons le Togo', le 25 septembre 2012 à Lomé. Une manifestation du collectif "Sauvons le Togo", le 25 septembre 2012 à Lomé. © AFP

Une vingtaine de manifestants et trois journalistes ont été blessés alors que 18 personnes ont été interpellés lors d'une intervention des forces de l'ordre pour empêcher la tenue d'une manifestation de l'opposition jeudi, a-t-on appris auprès d'un membre du collectif à l'initiative de la manifestation.

« Nous avons enregistré pour le moment une vingtaine de blessés (...),et au moins 18 personnes ont été interpellées », a déclaré à l'AFP Pedro Amuzu, membre du collectif Sauvons le Togo (CST), une coalition de l'opposition et de la société civile qui avait appelé à manifester.

« Trois journalistes ont été également blessés lors des manifestations de ce jeudi », a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'Union des journalistes indépendants du Togo Credo Tetteh.

Le carrefour du marché Bé, dans le centre de Lomé, qui devait être le point de départ de la manifestation, avait été quadrillé par une trentaine de gendarmes et de policiers jeudi matin, dissuadant tout rassemblement.

Des jeunes brûlant des pneus dans les rues autour du carrefour en signe de protestation ont été dispersés à l'aide de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l'AFP.

Élections repoussées

Le CST avait appelé à trois jours de manifestations à partir de jeudi avec pour mot d'ordre « Pas de dialogue franc et sincère avec l'opposition, pas d'élections au Togo », à la suite de l'annonce, le 31 décembre, par le président Faure Gnassingbé, de la tenue d'élections législatives et locales à la fin du premier trimestre 2013.

Initialement prévues en octobre, les élections avaient été repoussées, et l'opposition togolaise affirme que les conditions ne sont pas réunies pour permettre la tenue d'un scrutin transparent.

Le gouvernement, qui a fait face à une série de marches de contestation en août et septembre, a interdit toute manifestation dans les lieux à forte activité de la capitale, invoquant des risques pour la sécurité publique. La place Déckon, très fréquentée, où devait s'achever la marche de jeudi, fait partie des endroit interdits.

Poursuite des manifestations

Le ministre de l'Administration territoriale Gilbert Bawara avait prévenu mercredi soir à la télévision nationale que dès lors que le point de chute de la manifestation n'est pas possible, le gouvernement considère que la marche ne peut même pas avoir lieu.

« Les manifestations se poursuivent demain (vendredi) », a assuré M. Amuzu à l'AFP.

Le Togo a été dirigé d'une main de fer par le général Gnassingbé Eyadéma de 1967 à sa mort en 2005. Porté au pouvoir par l'armée, son fils Faure Gnassingbé lui a succédé en 2005. Il a remporté en 2005 puis 2010 des élections présidentielles dont les résultats ont été contestés par l'opposition.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Togo

Exclusif : Pourquoi le tribunal d'Abidjan a lourdement condamné Ecobank

Exclusif : Pourquoi le tribunal d'Abidjan a lourdement condamné Ecobank

Jeune Afrique révèle le contenu de la décision du Tribunal de commerce d'Abidjan ayant mené à la condamnation du groupe Ecobank, du sud-africain PIC et de Daniel Matjila à payer 7,5 m[...]

Vers une présidentielle en avril au Togo ?

Dans un climat politique tendu, la Cour constitutionnelle doit néanmoins annoncer sans tarder la date du prochain scrutin présidentiel. On se dirigerait vers une élection en avril.[...]

Affaire Ecobank/Tanoh : "La décision du Tribunal d'Abidjan est dépourvue de tout fondement", estime Ecobank

Suite à sa condamnation à payer 7,5 milliards de FCFA à Thierry Tanoh, son ancien directeur général, Ecobank conteste dans un communiqué la compétence du Tribunal de[...]

France : la "marche républicaine" des dirigeants africains à Paris

Plusieurs présidents et ministres du continent ont défilé dimanche à Paris aux côtés de dirigeants du monde entier pour la "marche républicaine" contre le terrorisme. De la[...]

Togo : qui exploitera le mégagisement de Kpémé ?

Désignés en 2012, dans le cadre d'un appel d'offres, trois candidats pour l'exploitation du gisement carbonaté de Kpémé ont dû déposer des offres initiales[...]

Goodluck Jonathan, Laurent Gbagbo, Alpha Condé... Ils seront au coeur de l'actualité en 2015

Qui sera président du Burkina Faso dans un an ? La chute de Blaise Compaoré aura-t-elle un effet au Togo ? Quel sera l'impact de Boko Haram sur le vote des Nigérians ? Qui affrontera Alassane Ouattara[...]

Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

Après l’Égypte (2010), la Côte d’Ivoire (2011), la Zambie (2012) et le Nigeria (2013), l’Algérie, huitième de finaliste de la Coupe du monde et facilement qualifiée pour[...]

Le Camerounais Alain Nkontchou rejoint le conseil d'administration d'Ecobank

 Le conseil d'administration d'Ecobank a annoncé la nomination de quatre nouveaux administrateurs non-exécutifs à son conseil d’administration, parmi lesquels le financier camerounais Alain[...]

Togo : les trois réformes que l'opposition réclame à cor et à cri

À quelques mois de l'élection présidentielle de 2015, pouvoir et opposition se déchirent sur la question des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Les modifications[...]

Togo : l'opposition appelle à de nouvelles manifestations

L'opposition togolaise a appelé jeudi à un rassemblement "massif" et réclamé une réforme de la Constitution qui n'empêche pas en l'état le président Faure[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20130111093653 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20130111093653 from 172.16.0.100