Extension Factory Builder
03/01/2013 à 09:34
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président burkinabè Blaise Compaoré le 11 novembre 2012 à Abuja. Le président burkinabè Blaise Compaoré le 11 novembre 2012 à Abuja. © AFP

Le président burkinabè Blaise Compaoré a formé mercredi 2 janvier un nouveau gouvernement après les législatives du 2 décembre et y garde le portefeuille de la Défense qu'il s'était attribué pendant les mutineries de 2011.

Dans le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, reconduit lundi, M. Compaoré, au pouvoir depuis le putsch de 1987, a conservé le ministère de la Défense et maintenu plusieurs de ses proches.

Le ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, personnage-clé de la médiation menée par le président burkinabè dans la crise au Mali voisin, garde ainsi son poste.

Il en est de même pour le ministre de l'Economie Lucien Marie Noël Bembamba, beau-frère de M. Compaoré au gouvernement depuis 2007. Jérôme Bougouma, neveu du chef de l'Etat, reste ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité.

La nouvelle équipe, qui compte 32 membres (contre 30 pour la précédente), voit l'arrivée de 13 nouveaux ministres et le départ de 11 autres.

Évictions

La surprise est l'éviction des deux représentants du principal parti allié de M. Compaoré depuis 2005, l'Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA). Ce parti est devenu aux dernières législatives la troisième force politique du pays (18 sièges), derrière le parti de l'opposant Zéphirin Diabré, un ex-ministre de M. Compaoré.

Les négociations avec l'ADF/RDA "n'ont pas abouti", a expliqué le porte-parole du gouvernement Alain Edouard Traoré, après avoir lu la liste du nouveau gouvernement. Mais le Premier ministre "poursuit" les discussions avec ce parti, a-t-il souligné.

Alain Zoubga, ancien proche du président passé dans l'opposition il y a environ deux décennies, fait son retour comme ministre de l'Action sociale et de la solidarité nationale.

Le ministère de l'Agriculture devient aussi celui de la sécurité alimentaire dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, régulièrement confronté à des crises alimentaires, comme en 2011.

Les législatives et les municipales du 2 décembre, très largement remportées par le camp au pouvoir, étaient les premiers scrutins depuis la vague de mutineries qui a failli emporter le régime au premier semestre 2011.

Il s'agissait aussi des derniers grands rendez-vous avant 2015, terme normal du dernier mandat du président Compaoré, 61 ans, qui entretient le mystère sur ses intentions.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Burkina Faso

Burkina Faso : le paludisme a encore tué plus de 7600 personnes en 2013

Burkina Faso : le paludisme a encore tué plus de 7600 personnes en 2013

Le paludisme a moins tué au Burkina l'an dernier que l'année précédente mais y a encore fait quelque 7 600 morts sur près de sept millions de cas enregistrés, a indiqué jeudi le Pro[...]

Carte interactive : voyagez en Afrique sans visa !

En vertu d'accords bilatéraux ou dans le cadre d'organisations sous-régionales, plusieurs pays africains ont supprimé l'obligation de visa d'entrée sur leur territoire. Grâce à une carte[...]

Papas présidents !

C'est reparti. La plupart de nos dirigeants, bien ou mal élus, malgré de longues années de pouvoir, se sont illustrés par leur impéritie. Ils n'ont pas réussi à nous faire[...]

Burkina Faso : Compaoré - Kaboré, chronique d'un divorce annoncé

Entre Blaise Compaoré et Roch Marc Christian Kaboré, rien ne va plus. Comment en sont-ils arrivés là ?[...]

Crise politique au Burkina Faso : Alassane Ouattara prend les choses en main

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, est désormais impliqué en personne dans les tentavies de trouver une solution à la crise politique au Burkina Faso. Il a reçu à Abidjan les[...]

Burkina Faso : Zongo et Sankara, les fantômes chahuteurs de Compaoré

Au moment où le régime du président burkinabè, Blaise Compaoré, est fragilisé, deux assassinats officiellement non élucidés remontent à la surface : ceux de Thomas[...]

Les enfants mineurs, victimes de la ruée vers l'or au Burkina Faso

Au Burkina Faso, entre un demi-million et 700 000 adolescents ou pré-adolescents travailleraient dans le secteur minier et risquent quotidiennement leur vie pour trouver de l'or, principal produit d'exportation du pays.[...]

"Une nuit à la présidence" : il était une fois en Afrique, dans la République démocratique populaire...

Rire pour s’insurger. Présidents africains, Premières dames, hommes d’affaires occidentaux, FMI, Banque mondiale en prennent tour à tour pour leur grade dans "Une nuit à la[...]

Burkina Faso : Sankara, es-tu là ?

Est-ce bien l'ancien président Thomas Sankara, assassiné en 1987, qui a été inhumé à Ouagadougou ? Sa famille a saisi la justice. Et attend toujours les réponses.[...]

High Tech : le top 10 des innovations africaines

Dans les domaines de la santé, de la téléphonie mobile, de l'agriculture ou du développement durable, le continent sait être à pointe de la modernité lui aussi. On fait le point[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces