Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a annoncé pour "début 2013" un dialogue intercongolais visant à renforcer la "cohésion nationale" face au Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion active dans l'Est et présumée soutenue par le Rwanda et l'Ouganda.
"La guerre dans laquelle nous sommes entraînés doit être une occasion de nous unir davantage malgré la diversité de nos tribus, de nos croyances religieuses et de nos opinions politiques", a déclaré lundi soir Joseph Kabila lors de son message du Nouvel An.
"La cohésion nationale demeure la condition de notre survie et le bouclier le plus sûr contre toute velléité de balkanisation et de destruction (...) Dans cette perspective, je confirme l'organisation dès le début de l'année 2013 d'un cadre pour les échanges entre toutes les forces vives de la nation", a-t-il ajouté.
Le 15 décembre, lors de son discours annuel sur l'état de la nation, le président congolais, réélu fin 2011 aux termes d'élections contestées, avait expliqué qu'une initiative serait prise en vue de "renforcer la cohésion nationale".
"Désormais, avait-il par ailleurs souligné, au-delà de toutes nos actions pour le développement, notre priorité sera la défense de la patrie. La défense, rien que la défense, avec une armée dissuasive, une armée nationale, apolitique et professionnelle."
Appel à la jeunesse
Il avait aussi appelé les jeunes à s'enrôler "massivement au sein de nos forces de défense et de sécurité". Un appel réitéré lundi: il leur a demandé de "s'engager nombreux sous le drapeau pour la défense de la patrie" et espère à terme témoigner de la formation d'une armée "puissante et respectée".
L'armée affronte le M23 depuis mai dans l'est. Ce groupe est surtout composé d'ex-rebelles intégrés dans les forces loyalistes après un accord signé le 23 mars 2009 et dont ils revendiquent la pleine application. Des experts de l'ONU accusent le Rwanda et l'Ouganda de soutenir le M23, ce qu'ils réfutent.
Le M23 a pris le 20 novembre Goma, ville-clé de l'est de la RDC, et s'en est retiré 11 jours plus tard sur demande des Etats de la région des Grands Lacs, médiateurs de la crise, et en échange d'un dialogue avec Kinshasa. Ce dialogue a commencé début décembre à Kampala. Suspendu pour les fêtes, il doit reprendre vendredi.

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