Extension Factory Builder
01/01/2013 à 11:23
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le Conseil de sécurité des Nations unies, le 27 novembre 2012. Le Conseil de sécurité des Nations unies, le 27 novembre 2012. © AFP

Le Conseil de sécurité a décidé des sanctions contre le mouvement rebelle congolais M23, actif dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué lundi des diplomates.

Le Conseil a également placé les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), opposés à Kigali, sur sa liste de sanctions. Le placement sur cette liste noire impose notamment aux entités ou individus sanctionnés un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

Selon l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice, le Conseil a aussi placé sur la liste à titre individuel deux dirigeants du M23: Jean-Marie Runiga Lugerero, qualifié de "chef civil du Mouvement", et Eric Badege, présenté comme "un commandant du M23 soupçonné d'exactions contre des femmes et des enfants".

"Nous estimons que ces décisions vont faciliter des progrès vers une paix durable dans l'est de la RDC", a déclaré Mme Rice dans un communiqué. "Nous demandons aux membres du M23 et du FDLR de faire défection et de se démobiliser afin de se dissocier des groupes sanctionnés", a-t-elle ajouté.

Condamnation à point nommé

Le gouvernement de la RDC s'est de son côté félicité de la décision du Conseil de sécurité de sanctionner les deux mouvements rébelles. "C'est une condamnation que nous attendions (...) et qui arrive à point nommé car ces groupes risquent de déstabiliser pour des décennies l'Afrique, et particulièrement la région des Grands Lacs. Je pense que c'est une très bonne décision", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Lambert Mende.

Cette décision intervient à quelques heures de l'entrée du Rwanda au Conseil, comme membre non permanent, à partir du premier janvier et pour deux ans. Des experts de l'ONU accusent le Rwanda et l'Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir le M23, ce que ces deux pays réfutent. Le Conseil avait déjà pris des sanctions ciblées contre trois chefs militaires du M23 -- Sultani Makenga, Baudoin Ngaruye et Innocent Kaina -- mais n'avait encore jamais sanctionné l'ensemble de la rebellion.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, le M23 s'était rendus coupables d'"exécutions arbitraires, disparitions forcées, traitements dégradants et viols de civils" dans et autour de Goma (est de la RDC) après avoir pris cette ville fin novembre. Le M23 a rejeté ces accusations.

Le gouvernement rwandais a affirmé début décembre avoir repoussé une incursion des FDLR, venus depuis l'est de la RDC. Les FDLR sont accusées par Kigali d'être constituées d'anciens responsables du génocide rwandais de 1994.

Atrocités

Tout comme le M23, les FDLR sont essentiellement basées dans la province congolaise orientale du Nord-Kivu. "Depuis des années, le FDLR commet des atrocités contre les civils et demeure une menace pour la stabilité des Nord et Sud Kivus", a affirmé Mme Rice. "La décision d'aujourd'hui contre le FDLR est un pas essentiel vers la fin de l'impunité et la paix".

Elle a évoqué l'éventualité de "mesures supplémentaires du Conseil contre ceux qui persistent à fournir un appui extérieur au M23 ou à contrevenir à l'embargo sur les armes" imposé à la RDC.

Le Conseil a dénoncé dans plusieurs déclarations tout "soutien extérieur" au M23 mais sans jamais désigner nommément le Rwanda ni l'Ouganda.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

RD Congo

Léopards de RDC : Ibenge va convoquer Batshuayi et Mulumba

Léopards de RDC : Ibenge va convoquer Batshuayi et Mulumba

Actuellement en France, Florent Ibenge, le sélectionneur des Léopards, va convoquer Michy Batshuayi pour les matches amicaux face à l’Irak fin mars. L’attaquant de l’Olympique de Marseille,[...]

RDC : 30 ans de réclusion requis contre le principal accusé du meurtre d'opposants à Kabila père

Principal accusé meurtre, il y a 14 ans en France, de deux supposés opposants à Laurent-Désiré Kabila, l'homme d'affaires belge Benoît Chatel a été condamné à[...]

RDC : l'ancien milicien congolais Ngudjolo Chui acquitté par la CPI

Débuté en 2009, le procès de l’ex-chef de milice congolais, Mathieu Ngudjolo Chui, s’est soldé vendredi par la confirmation en appel de son acquittement par la Cour pénale[...]

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

RDC : Kinshasa fustige les critiques du ministre belge De Croo envers le régime de Kabila

Le gouvernement congolais s'est dit "choqué" et  "fatigué des donneurs de leçons" après avoir essuyé les critiques frontales d'Alexander De Croo, le ministre belge de la[...]

Afrique francophone : chef de l'opposition, un statut à double tranchant

Plusieurs pays d'Afrique francophone ont adopté un statut officiel de "chef de file de l'opposition". D'autres ont voté des textes mais attendent toujours la désignation de leur opposant en chef.[...]

Canada : David Muipatayi alias ZPN, autoentrepreneur du hip-hop

Figure montante du hip-hop, ce jeune Congolais est installé dans la province canadienne de l'Ontario, où il produit ses propres disques. En attendant de percer à l'international.[...]

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Du Français Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs débridées, ou supposées telles, ont brisé la carrière.[...]

RDC : début de l'offensive de l'armée contre les FDLR dans l'Est

Attendue depuis fin janvier, l’opération de l’armée congolaise contre les combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) semble s’amorcer ce mardi avec le[...]

RDC : la justice française se penche sur les mystères du meurtre d'opposants de Kabila en 2000

Le procès de trois hommes accusés de complicité dans l’assassinat, il y a 14 ans en France, de deux opposants congolais suspectés d’avoir voulu intenter un putsch contre[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20130101112333 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20130101112333 from 172.16.0.100