Des personnels de santé ougandais dans un centre d'isolement près de Kampala, le 15 novembre 2012.
© AFP
La nouvelle épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola qui s'est déclarée en Ouganda à la mi-novembre a fait depuis trois morts dans le district de Luwero, au nord de Kampala, a indiqué samedi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Quatre cas, dont trois mortels, ont été signalés", rapporte l'organisation basée à Genève dans un communiqué.
En outre, sept personnes ayant eu des contacts étroits avec ces cas ont développé des symptômes et ont été placées en isolement, poursuit l'OMS, relevant par ailleurs que les chiffres lui ont été fournis par le ministère de la Santé ougandais.
Les autorités ougandaises, l'OMS et Médecins Sans Frontières (MSF) ont envoyé une équipe pour mener une enquête préliminaire sur la nouvelle épidémie.
En rapport avec cette nouvelle épidémie, l'OMS ne préconise aucune restriction aux voyages ou au commerce avec l'Ouganda.
Pas de lien avéré avec l'épidémie de juillet
Le 4 octobre, les autorités ougandaises avaient déclaré officiellement terminée une précédente épidémie d'Ebola, qui s'était déclarée en juillet dans l'ouest du pays et avait fait 17 morts.
Les autorités sanitaires ougandaises ont indiqué qu'il n'y avait pour l'heure pas d'indication sur un lien entre les deux épidémies.
La fièvre hémorragique Ebola, hautement contagieuse, tue entre 25 et 90% des malades, selon l'OMS. Il n'existe ni traitement ni vaccin. Elle se transmet par contact direct avec le sang, les secrétions corporelles (sueur, selles...), par voie sexuelle et par la manipulation sans précaution de cadavres contaminés.
L'Ouganda est également confronté depuis début octobre, dans le sud-ouest de son territoire, près de la frontière avec le Rwanda, à une épidémie de fièvre hémorragique de Marburg, un virus de la même famille que celui d'Ebola. Les deux pathologies présentent de nombreuses similarités, en terme de contagiosité et de taux de mortalité.

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