Des pompiers à Trelans où un avion de transport de fret militaire algérien s'est écrasé.
© Sylvain Thomas/AFP
Les recherches se poursuivaient samedi en Lozère (France) pour retrouver les corps de deux personnes encore portées disparues dans le crash d'un avion de transport militaire algérien, vendredi 9 novembre. Celui-ci était parti du Bourget, en région parisienne, pour rejoindre Alger.
Vendredi soir, quatre corps avaient été retrouvés dans les débris de ce bimoteur de type CASA C-295 qui transportait six personnes. Un corps a été trouvé dans le poste de pilotage et trois autres dans la carlingue disloquée de l'appareil, a indiqué le procureur de Mende, Samuel Finielz, au cours d'une conférence de presse à Trélans, le village où a eu lieu l'accident.
Les circonstances du crash n'ont pas encore pu être établies. La pluie qui tombe à verse sur cette zone peu habitée de Lozère ne facilite pas le travail des sauveteurs, qui s'attendent à ce que les fouilles s'étendent sur plusieurs jours, a expliqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Le plafond nuageux était trop bas samedi matin pour permettre aux hélicoptères de quadriller la zone. Quelque 80 CRS venus de Carcassonne ont été dépêchés sur les lieux pour aider aux recherches.
Météo brumeuse
Le bimoteur s'est écrasé vers 15H45 dans une zone située à environ 1.000 mètres d'altitude par une météo déjà brumeuse vendredi. L'accident est survenu dans un champ à proximité du village de Trélans, une petite commune située dans une région inhabitée, escarpée et boisée. Le maire, Bertrand Cayrel, a raconté à l'AFP avoir entendu un grand bruit et vu un panache de fumée, avant d'apercevoir l'appareil tressauter vraisemblablement pour se poser dans ce champ.
Des officiels algériens étaient présents sur les lieux samedi, a pu constater le correspondant de l'AFP sur place, alors que le consul d'Algérie à Montpellier Khaled Mouaki Benani était arrivé vendredi soir.
L'avion, qui transportait une cargaison de papier fiduciaire servant à la fabrication de billets pour le compte de la Banque d'Algérie s'est écrasé pour des raisons encore inconnues. Cinq militaires et un représentant de la Banque d'Algérie étaient à bord selon le ministère algérien de la Défense.

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